Les opérations de vote, pour les élections législatives et locales au Cameroun, se sont achevées, dimanche, dans le calme sur l’ensemble du territoire national, a assuré Erik Essoussè, directeur général de l’Elecam, organe électoral et référendaire du Cameroun, sans donner de chiffres sur le taux de participation.

“Les opérations de vote se sont achevées sur l’ensemble du territoire national dans les 26.336 bureaux de vote dans le calme, l’ordre et la discipline”, a déclaré M. Erik Essousse, lors d’une conférence de presse.

Les résultats des municipales devraient être connus dans les 72 heures, et ceux des législatives au plus tard dans 20 jours.

Quelque 35 partis politiques étaient dans la course. Ils se sont disputés 180 sièges de députés et le contrôle de 360 exécutifs communaux pour près de 11 000 sièges de conseillers municipaux.

Ouverts à 8 heures (GMT+1), les bureaux de vote, mis en place à cet effet par les autorités, ont fermé à 18 heures.

Pour le moment, il n’y a pas de chiffres sur le taux de participation qui était le principal enjeu de ces échéances vu la situation d’instabilité que vivent les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Au sortir de l’école publique de Bastos à Yaoundé où il a voté avec son épouse, le chef de l’Etat camerounais Paul Biya a annoncé la tenue des élections régionales après le double scrutin législatif et local.

“Il y a eu le Grand dialogue national, la loi sur la décentralisation, le statut spécial, le bilinguisme et bientôt quand les élections municipales auront pris fin, on aura à élire les conseillers régionaux”, a-t-il déclaré.

Selon certains médias, des soldats et séparatistes anglophones se sont affrontés quelques heures dimanche dans une localité du sud-ouest du Cameroun, y empêchant la tenue des élections législatives et municipales, affirmant il n’y avait pas un grand enthousiasme pour ce scrutin.

En contrepartie, les autorités, relayées par des médias locaux, ont affirmé que les bureaux de vote ont été de plus en plus bondés de monde, notant que des citoyens se sont engagés malgré toutes les campagnes de déstabilisation à accomplir leur devoir citoyen.

Les principaux partis ayant pris part à ces échéances sont le Rassemblement démocratique pour le peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), présent dans toutes les 360 communes, le Social democratic front (SDF), parti d’opposition historique, le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

Le double scrutin a été marqué par l’appel au boycott de certaines formations politiques. Durant la période préparatoire de ce scrutin, ces partis ont appelé les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Il s’agit principalement du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et du Cameroon people’s party (CPP).

Le RDPC dont le chef de l’Etat est le président national part favori aux élections législatives dans la mesure où l’opposition est absente dans 17 circonscriptions, ce qui laisse 35 sièges acquis d’avance pour le parti au pouvoir.

En novembre dernier, un décret présidentiel avait annoncé que “le corps électoral est convoqué le dimanche 09 février 2020 à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’assemblée nationale et des conseillers municipaux”.

Le texte avait mis, ainsi, terme au mandat des députés et conseillers municipaux, élus lors du scrutin du 30 septembre 2013 dont leur mandat a été prorogé de douze mois par un décret en juillet 2018.

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