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La planète foot attendait le duel Ronaldo-Messi mais la Juventus n’a pas annoncé mardi de test négatif au Covid, indispensable au Portugais pour espérer disputer le choc de Ligue des champions contre Barcelone mercredi soir.

La “réponse définitive” était attendue en soirée, avait assuré dans l’après-midi l’entraîneur de la Juve Andrea Pirlo, mais ni le club bianconero ni le joueur n’avaient communiqué en fin de soirée. Ni pour annoncer une évolution de son état de santé, ni pour l’annoncer forfait.

Un silence interprété par la presse italienne comme le signe que CR7 devra, encore une fois, regarder ses partenaires à la télévision, confiné dans sa villa turinoise. “Ronaldo encore positif, il manquera Barcelone”, assuraient mardi soir la Gazzetta dello Sport, Tuttosport et Sky Sport.

Selon la chaîne portugaise TVI, CR7 “a une nouvelle fois été testé positif au Covid-19”, après le test fait par son club. Mais il attendait encore un ultime résultat, “celui de l’UEFA”, qui en cas de positivité acterait le forfait.

Deux semaines après avoir été testé positif avec sa sélection, CR7 a effectué la quarantaine minimale de dix jours, mais un test négatif lui est indispensable pour quitter son domicile.

Les textes de l’UEFA stipulent que, pour l’équipe qui reçoit, les joueurs doivent être testés “un à deux jours” avant le match, et les résultats communiqués au moins six heures avant le coup d’envoi.

Les retrouvailles annoncées entre Messi et Ronaldo, 11 Ballons d’Or à eux deux (6 pour l’Argentin, 5 pour le Portugais) et 246 buts en Ligue des champions (130 pour Ronaldo, 116 pour Messi), sont donc a priori remises au match retour, le 8 décembre en Catalogne.

Les deux plus grandes stars du début du XXIe siècle ne se sont plus affrontées depuis que Ronaldo a quitté le Real Madrid, en 2018. Leur dernière opposition en Ligue des champions remonte à 2011 avec les demi-finales favorables aux Catalans face aux Madrilènes.

Mais cette absence prolongée de Ronaldo constitue d’abord une mauvaise nouvelle pour son entraîneur, qui n’a encore jamais pu compter sur tous ses attaquants en même temps pour tenter de donner corps à ses projets de jeu.

La quarantaine de “CR7” – le Portugais a déjà raté trois matches – s’est ajoutée aux arrivées tardives des recrues Alvaro Morata et Federico Chiesa et à la reprise décalée de Paulo Dybala.

Et c’est peu dire que le buteur implacable mais surtout le “diffuseur” de confiance qu’est Ronaldo, 35 ans, manque actuellement à la Juve, qui a bien démarré en C1 à Kiev (2-0) mais fait du surplace en championnat, à l’image du nul (1-1) concédé dimanche face au Hellas Vérone. Même si Pirlo assure s’inscrire sur la durée.

Le temps, c’est aussi ce dont a besoin son homologue de Barcelone Ronald Koeman, lui aussi engagé dans un vaste chantier de reconstruction. Mais l’entraîneur néerlandais, nommé il y a deux mois, est déjà sous pression après sa défaite dans le clasico de Liga (1-3) samedi, une semaine après celle subie à Getafe (1-0). C’est la première fois depuis plus de quatre ans que le club catalan enregistre deux revers de suite en championnat.

Ce début de saison poussif sur le terrain, dans le contexte de crise au sommet du club qui a débouché mardi soir sur la démission du président Josep Maria Bartomeu, est au diapason de celui de Lionel Messi: resté contre son gré à Barcelone après avoir communiqué au club ses envies d’ailleurs, il affiche depuis des statistiques loin de ses standards habituels.

Avec deux petits buts en six matches du Barça, Messi (33 ans) est moins efficace que les saisons passées. Même si, semaine après semaine, la légende argentine semble retrouver des couleurs.

Il a marqué lors des débuts du Barça en C1 contre Ferencvaros (5-1) et, samedi contre le Real Madrid, il a davantage pesé sur le jeu, dans un rôle de N.10. Un rôle où il laisse les espaces et la lumière au jeune prodige Ansu Fati, meilleur buteur barcelonais cette saison avec 5 réalisations en 6 matches toutes compétitions confondues.

Avec Ronaldo toujours en quarantaine et Messi moins flamboyant, et si ce Juventus-Barcelone laissait déjà entrevoir le foot d’après? Fati semble prêt malgré sa jeunesse (il aura 18 ans samedi), tout comme le Suédois Dejan Kulusevski (20 ans), déjà l’une des valeurs sûres de la nouvelle Juve de Pirlo.

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