Un soldat burkinabé et onze jihadistes présumés sont morts samedi dans un “accrochage” dans la zone de Koumbri, dans le nord du pays près de la frontière malienne, selon un communiqué de l’armée publié mercredi.

Samedi, “une unité militaire venue en appui des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils de l’armée) a été prise à partie par des hommes armés dans les environs de Koumbri”, indique le communiqué de l’état-major des armées, en dressant le bilan hebdomadaire des opérations de sécurisation du territoire burkinabé.

“Un militaire a été tué lors de l’accrochage. Six blessés ont également été enregistrés côté ami”, continue le texte qui indique que “côté ennemi, 11 terroristes ont été neutralisés” et que “les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone”.

Cet accrochage survient quatre jours après une attaque menée par des individus armés dans la même zone, frontalière du centre du Mali, qui avait fait six morts dont deux VDP.

Institués en novembre 2019, les VDP sont des supplétifs civils des forces de sécurité burkinabé dans la lutte antijihadiste. Ils recoivent une formation militaire de 14 jours.

Le nord du pays, limitrophe du Mali, est la zone la plus touchée par les exactions jihadistes qui ont fait plus de 1.200 morts et plus d’un million de déplacés, fuyant les zones de violences.

Le Burkina Faso est, avec le Mali et le Niger, un des pays les plus touchés par le jihadisme et les violences dans un conflit au Sahel qui ne cesse de s’étendre depuis ses débuts en 2012 dans le nord du Mali.

La zone dite des trois frontières entre ces trois pays constitue, avec le centre du Mali, l’épicentre des violences. Début janvier, 105 civils nigériens ont été tués dans une attaque jihadiste dans l’ouest du pays frontalier du Mali.

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