Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis que le Royaume-Uni serait “prêt” en cas de sortie de l’Union européenne sans accord, malgré la publication d’un document gouvernemental qui prévoit des perturbations à court terme dans plusieurs domaines clés si ce scénario se concrétise, dont les transports, la santé, les douanes ainsi que l’approvisionnement en eau, médicaments et nourriture.

“C’est le pire scénario auquel doivent se préparer les fonctionnaires, mais j’ai massivement accéléré nos préparatifs depuis que je suis Premier ministre”, a assuré M. Johnson lors d’une visite sur la Tamise.

“Nous essayons d’obtenir un accord, mais si nous devons sortir le 31 octobre sans accord, nous serons prêts: les ports, les fermiers et toutes les industries seront prêts”, a-t-il détaillé.

L’opposition britannique a toutefois réagi autrement aux documents gouvernementaux publiés mercredi soir.

Les détails gouvernementaux “confirment les graves risques d’un Brexit sans accord”, s’est indigné Keir Starmer, chargé du Brexit au sein du Parti travailliste de l’opposition.

“Il est désormais important que le Parlement soit rappelé et ait l’occasion d’examiner ces documents et de prendre toutes les mesures nécessaires pour bloquer un Brexit sans accord”, a-t-il ajouté.

Selon des documents officiels publiés mercredi soir suite à une demande des députés la semaine dernière, visant à forcer le gouvernement à révéler les détails de l'”Opération Yellowhammer” mise au point dans l’éventualité d’un Brexit sans accord, les préparatifs à un “no deal” demeurent “très faibles” au Royaume-Uni.

Le Yellowhammer précise également que la disposition de filet sécurité proposée par l’UE pour empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du nord “s’avère probablement non viable en raison d’importants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité”.

Le document évoque même la possibilité de l’émergence d’un marché noir dans les communautés frontalières, ajoutant que jusqu’à 85% des poids-lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de franchir les contrôles douaniers français, en cas d’un Brexit sans accord.

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