Les négociateurs en chef de l’UE et du Royaume-Uni sur le Brexit se rencontrent jeudi à Bruxelles pour tenter d’éviter une rupture dans les discussions sur la future relation commerciale, malgré la volonté britannique de revenir sur les conditions du divorce.

Le Britannique David Frost est attendu à 16h00 (14h00 GMT) à la Commission européenne par le Français Michel Barnier, au moment où la crainte d’un “no deal” sur la relation post-Brexit semble plus forte que jamais.

Le porte-parole de l’exécutif européen, Eric Mamer, a rejeté jeudi les accusations du Premier ministre britannique Boris Johnson selon lesquelles Bruxelles ne négocie pas de bonne foi et menace de “blocus” alimentaire les échanges entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, faute d’accord à la fin de période de transition fin 2020.

“Michel Barnier a montré (…) que même sur des questions extrêmement complexes et politiquement sensibles, la Commission et l’UE négocient en toute bonne foi”, a-t-il protesté.

Les négociateurs se réunissent au moment où M. Johnson refuse de revenir sur un projet de loi controversé qui, de l’aveu même du gouvernement britannique, enfreint le droit international.

Ce texte passe outre certains des engagements pris dans l’accord de retrait scellant le départ britannique, notamment en ce qui concerne le protocole destiné à éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Furieux, les Européens ont laissé jusqu’à la fin du mois à Londres pour retirer les dispositions problématiques, un ultimatum rejeté par les Britanniques.

Le gouvernement britannique “ne sait probablement pas lui-même s’il veut un accord ou non”, a déclaré un diplomate européen.

“Dans les deux ou trois prochaines semaines, nous aurons une bien meilleure vision de ce qui est faisable”, a-t-il estimé.

Le prochain cycle officiel de négociations, qui implique des centaines de négociateurs discutant des sujets les plus épineux, doit avoir lieu à Bruxelles la semaine du 28 septembre.

Le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l’UE le 31 janvier, continue d’appliquer les règles européennes jusqu’au 31 décembre, une période de transition pendant laquelle Londres et Bruxelles espèrent s’entendre sur un accord commercial régissant leur future relation.

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