L’Union européenne (UE) a œuvré sans relâche pour parvenir à un accord garantissant un retrait ordonné du Royaume-Uni du bloc européen, a affirmé mardi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

S’exprimant devant les députés européens, réunis en plénière à Strasbourg, M. Juncker a souligné que le nouvel accord conclu avec Londres au terme de négociations compliquées, a nécessité énormément de travail pour créer la sécurité juridique visant à éviter un “no deal”.

“Nos négociateurs – principalement Michel Barnier – ont travaillé jour et nuit et fait preuve de créativité et de détermination. (…) Je regretterai toujours la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, mais au moins nous pouvons nous regarder en face et dire que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour s’assurer que ce départ est ordonné”, a-t-il relevé.

Alors que le vote du Parlement britannique sur l’accord de retrait a été encore reporté lundi, le président de l’exécutif européen, a réitéré que l’UE a tout mis en œuvre pour se préparer à toutes les éventualités, indépendamment de ce qui sera décidé à Westminster.

M. Juncker, a, en outre, assuré que le Parlement européen ne ratifiera l’accord du retrait que s’il passe le cap du Parlement britannique.

Pour sa part, le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui présentait aux eurodéputés le bilan du dernier sommet européen, a fait état d’une “situation complexe à la suite des événements de ce week-end au Royaume-Uni, et la demande britannique” d’un report du Brexit.

“Je consulterai les dirigeants des Vingt-sept sur la façon de réagir, et déciderai dans les prochains jours”, a-t-il expliqué.

Et d’ajouter que cette décision dépendra “de ce que le Parlement britannique décidera, ou ne décidera pas”.

Le Parlement britannique avait décidé samedi de reporter son vote sur le nouvel accord de Brexit, négocié par le Premier ministre britannique avec Bruxelles, contraignant ainsi le gouvernement conservateur de Boris Johnson à demander à l’Union européenne un report du Brexit au-delà du 31 octobre.

Boris Johnson, qui reste toujours opposé à un report, a tenté en vain lundi de soumettre de nouveau l’accord au vote des députés, le président de la Chambre des Communes, John Bercow, ayant refusé au motif que le texte avait déjà été examiné samedi.

Rejeté trois fois auparavant par les députés britanniques dans son ancienne version négociée entre l’ex-Première ministre Theresa May et les dirigeants européens, l’accord sur le Brexit devrait définir l’avenir des relations UE-Grande Bretagne après 46 ans d’adhésion britannique à l’Union européenne.

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