Le parlement britannique a donné, lundi soir, son approbation initiale au projet de loi controversé permettant de revenir sur certaines dispositions de l’accord de Brexit conclu janvier dernier avec l’Union européenne.

Quelque 340 députés se sont prononcés pour ce texte et 263 ont voté contre, au terme d’une longue journée ayant marqué le retour des débats parlementaires enflammés autour du Brexit.

Ce soutien initial n’est pas surprenant au vu de la large majorité dont dispose le Premier ministre Boris Johnson au parlement. Mais le processus d’adoption du texte s’avère incertain puisqu’il devrait se poursuivre avec l’examen la semaine prochaine d’un amendement qui imposerait un verrou parlementaire avant tout changement relatif à l’accord encadrant le Brexit.

Le texte doit être également approuvé par la Chambre des Lords, qui affiche son désaccord avec “cette violation” du droit international et dit craindre un coup porté à la crédibilité du Royaume-Uni sur la scène internationale.

Venu en personne devant les députés défendre le texte, Boris Johnson l’a jugé “essentiel pour maintenir l’intégrité politique et économique du Royaume-Uni”, accusant l’Union européenne d’utiliser les dispositions destinées à garantir la paix en Irlande du Nord comme un “levier” dans les négociations en cours.

Le Royaume-Uni a formellement quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020, quatre ans après un référendum historique marquant la fin de 47 ans de mariage sans amour. Le pays reste toutefois régi par la réglementation européenne jusqu’à fin décembre, en attendant que les deux parties parviennent à un accord de libre-échange.

En l’absence d’un compromis avant le 31 décembre, seules les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’appliqueraient aux relations commerciales entre les deux partenaires.

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