La perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit) aurait dopé les exportations de l’industrie agroalimentaire belge qui a enregistré en un an 16,2% de recettes supplémentaires en expédiant ses produits outre-Manche, selon une estimation de la fédération du secteur, la Fevia.

Craignant une pénurie d’aliments consécutive au Brexit, les Britanniques ont tendance à se constituer des réserves. Dans ce contexte, les produits alimentaires et boissons belges exportés vers Royaume-Uni connaissent une croissance quasi continue depuis 2014. Les exportations alimentaires estimée alors à 2 milliards d’euros, ont atteint 2,2 milliards en 2018, soit une hausse de 8,1% en quatre ans, selon les chiffres de la Fevia relayés par les médias.

La fédération fait état d’une intensification de cette tendance au cours des derniers mois. Les exportations alimentaires belges qui pesaient 528,68 millions d’euros au premier trimestre 2018, se chiffraient au premier trimestre de cette année à 638,56 millions d’euros, en hausse de de 16,2% (+ 16,7% pour les aliments, + 9,5% pour les boissons).

“Nos exportations ont décollé parce que les entreprises alimentaires et les consommateurs britanniques constituent des stocks de légumes surgelés, de pommes de terre pour le fish and chips (spécialité anglaise) ou encore de chocolat belge pour être prêts dans les semaines à venir à amortir le choc d’un Brexit potentiellement dur. Ils redoutent des pénuries d’aliments”, a expliqué le porte-parole de la fédération, Nicholas Courant, cité par le journal Le Soir.

D’après les estimations de Fevia, la tendance devrait se poursuivre encore davantage à l’approche de la date du Brexit, le 31 octobre.

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