Plombée par les craintes grandissantes d’un “hard Brexit” depuis les déclarations du nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, en faveur d’un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord, la livre sterling enregistre de fortes baisses, ont indiqué mardi plusieurs journaux britanniques.

Selon une analyse financière du Financial Times, la devise britannique est sous pression, suite à l’intensification des inquiétudes des marchés d’un Brexit sans accord.

La livre sterling a ainsi chuté mardi de 0,36% à 1,2172 dollar, soit une perte de 4% depuis la fin du mois de juin. Selon le quotidien économique, il s’agit bien de la pire performance jamais enregistrée par la devise britannique depuis octobre 2016.

Par rapport à l’euro, la monnaie britannique a reculé dans une marge similaire et a chuté de 2,5% au cours des quatre derniers jours. Elle a également baissé face aux autres principales devises, telles que le yen japonais.

Pénalisée par les craintes d’un “no deal” depuis l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson, la monnaie britannique est également tombée au plus bas lundi. Elle avait perdu plus de 1% face au dollar et à l’euro, une première depuis fin mars dernier.

Vers 17h30, la livre britannique perdait 1,25% face au billet vert, tombant à 1,2225 dollar, un niveau jamais enregistré depuis mai 2017, il y a près de deux ans et demi. Face à l’euro, elle lâchait 1,11%, tombant à 91,10 pence pour un euro, son plus faible niveau depuis janvier.

Selon M. Robert Turner, un analyste chez la banque RBC, les sorties de livres sterling étaient les plus élevées depuis le 11 décembre de l’année dernière mais “le comble de l’inquiétude a été suscitée par l’annonce d’une sortie proche de l’UE sans accord”.

Les traders s’attendent aussi à plus de volatilité de la livre sterling, ce qui pousse les entreprises à se protéger contre les fluctuations importantes. La volatilité implicite sur une période de trois mois a augmenté en juillet de la manière la plus large depuis la crise financière de 2008, selon les données de Bloomberg qui portent sur l’activité du marché des options.

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