La France se prépare “à tous les scénarios” autour du Brexit et, comme l’Allemagne, appelle le Royaume-Uni au “respect plein et entier de l’accord de sortie”, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

“Nous sommes prêts à négocier de bonne foi, mais pour cela, il faut être deux”, a ajouté M. Attal, dans des déclarations relayées par les médias du pays, alors que les négociations entre l’Union européenne et les Britanniques ont repris dans un climat électrique, en raison de la volonté de Londres de revenir sur certains engagements.

Le gouvernement britannique veut revenir sur certains engagements pris dans le cadre du Brexit, en violation assumée du droit international, ce qui plombe des négociations déjà difficiles avec l’Union européenne sur leur future relation.

“Nous attendons donc à la table des discussions un interlocuteur de bonne foi”, a insisté le porte-parole du gouvernement.

“Dans ce contexte, nous nous préparons à tous les scénarios mais notre état d’esprit est de continuer la discussion avec (le négociateur de l’UE) Michel Barnier”, a-t-il ajouté.

L’UE va réclamer aux Britanniques une réunion d’urgence après la publication mercredi d’un projet de loi qui remet notamment en cause les arrangements douaniers concernant l’Irlande du Nord.

L’UE et la Grande Bretagne doivent parvenir à un accord au plus tard fin octobre, avant la fin de la période de transition pour qu’il soit mis en place le 1er janvier 2021. Si les deux parties n’arrivent pas à trouver un accord avant le 31 décembre, les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s’appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires.

Les principaux points de divergence entre Londres et les 27 portent sur les règles relatives aux aides d’État aux entreprises et à la pêche.

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