Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu’il dévoilera “très bientôt” un texte juridique visant à remplacer la disposition du filet de sécurité (backstop en anglais), destinée à empêcher le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, mais qui fait l’objet de controverse dans l’accord de retrait rejeté trois fois par le parlement britannique.

Dans une interview à la BBC Radio 4, M. Johnson a démenti avoir proposé une version de ce plan relayée par les médias irlandais, qui a suscité davantage d’inquiétudes quant au retour d’une frontière dure entre les deux Irlandes.

“Nous allons faire une très bonne proposition, nous allons la faire formellement très bientôt”, a déclaré le dirigeant conservateur sur les ondes de la BBC, à seulement un mois de la date prévue de sortie du Royaume Uni de l’Union européenne (UE).

Interrogé si cette proposition comprend également une série de points de contrôle douaniers situés à quelque km de la frontière irlandaise, M. Johnson a répondu: “ce n’est pas du tout ce que nous proposons”.

Il a expliqué que la “réalité” du Brexit était que des contrôles douaniers seraient nécessaires sur l’île d’Irlande après le départ du Royaume-Uni de l’UE, refusant les revendications qui signifieraient effectivement une frontière dure, sous la forme d’une série de postes de douane installés à cinq ou dix milles de la frontière irlandaise après le Brexit, afin de contourner l’accord controversé du “backstop”.

“Un pays souverain et uni doit avoir un seul territoire douanier”, a déclaré le chef du gouvernement conservateur, précisant que sa proposition prévoyait “un territoire unique pour l’agriculture, les industries agroalimentaires sanitaires et phytosanitaires, ce qui constitue une concession importante du gouvernement britannique”.

S’agissant des échanges agricoles, M. Johnson a relevé que “les décisions en matière de règles sanitaires et phytosanitaires continueraient à être prises à Bruxelles sans que le Royaume-Uni n’ait son mot à dire”, insistant que le Brexit “aura lieu le 31 octobre!”.

Réagissant aux propos de M. Johnson sur Twitter, le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney a appelé Londres à faire une “offre sérieuse”.

“Il est temps que l’UE reçoive une offre sérieuse du gouvernement britannique pour qu’un accord de Brexit puisse être conclu en octobre. L’Irlande du Nord et l’Irlande méritent mieux”, a-t-il écrit.

Le 23 juin 2016, 51,9% des Britanniques ont voté en faveur d’une sortie de l’UE, lors du référendum sur l’appartenance du Royaume Uni à l’Union européenne. Après plus de trois ans d’âpres négociations avec Bruxelles, le Royaume Uni est censé quitter l’Union européenne à la fin de ce mois, mais jusqu’à présent les deux parties ne sont pas encore parvenues à conclure un accord.

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