La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré, à Londres, qu’elle s’attendait à des discussions “dures” avec le Royaume-Uni dans la prochaine étape de mise en oeuvre du Brexit.

Tout en soulignant la difficulté de s’accorder avec le Royaume Uni sur “tous les aspects” d’ici à fin 2020, Mme Von der Leyen en visite de travail à la capitale britannique pour s’entretenir avec le Premier ministre Boris Johsnon sur le prochain round de négociations précédant la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne, a précisé qu’il “y aura des discussions dures et chaque camp fera ce qui est le meilleur pour lui”.

“Sans une extension de la période de transition” qui doit démarrer à partir de la date officielle du Brexit le 31 janvier, “vous ne pouvez pas vous attendre à vous accorder sur tous les aspects du nouveau partenariat”, a averti la présidente de la Commission lors d’une conférence à la London School of Economics (LSE) avant ses entretiens avec le Premier ministre.

“Nous devons choisir des priorités”, a-t-elle ajouté, tout en assurant que l’UE travaille “pour des solutions qui préserveront l’intégrité de l’UE, de son marché commun et de son union douanière” et qu’il “ne peut pas y avoir de compromis sur ce point”.

L’UE est prête à “concevoir un nouveau partenariat avec zéro droits de douanes, zéro quotas, zéro dumping”, a-t-elle ajouté. Mais “la vérité est que notre partenariat ne peut pas et ne sera pas le même qu’avant. Et il ne sera pas aussi proche qu’avant”, a-t-elle reconnu.

La présidente de l’exécutif européen a, par ailleurs, assuré que ce partenariat ira “bien au-delà du commerce” et concernera “tout, de l’action climatique à la protection des données, de la pêche à l’énergie, des transports à l’espace, des services financiers à la sécurité”.

Elle a enfin insisté que l’UE et le Royaume-Uni resteront “les meilleurs amis” et “les meilleurs partenaires”, étant convaincue que les liens entre les deux parties “sont incassables”.

Le Royaume Uni devrait quitter l’Union européenne le 31 janvier. Une fois sorti du bloc européen après 47 ans de mariage sans amour, le Royaume-Uni entrera dans une période de transition jusqu’à fin 2020, qui devrait permettre une séparation en douceur des deux parties.

Au cours de cette période, les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier, sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

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