Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont donnés jusqu’à dimanche pour conclure un accord commercial post-Brexit ou ouvrir la voie à un départ du Royaume-Uni de l’UE sans accord, apprend-t-on d’une source à Downing Street.

Cette décision est annoncée à l’issue d’un dîner de trois heures ayant réuni les deux dirigeants pour sortir de l’impasse sur le Brexit.

M. Johnon et Mme von der Leyen ont eu une “discussion franche” et constaté qu'”un écart important” subsiste toujours entre Londres et Bruxelles, rapporte la même source.

Les deux dirigeants ont convenu de poursuivre les négociations dans les jours qui suivent à condition de parvenir à une résolution dans les prochaines 72 heures, a-t-on souligné, notant que le Premier ministre britannique “ne veut laisser aucune voie non explorée pour aboutir à accord”.

M. Johnson est arrivé à la Commission européenne aux alentours de 20H00 (19H00 GMT). Il s’est d’abord entretenu en tête-à-tête avec Mme von der Leyen, avant de dîner en présence d’une dizaine de convives, dont les négociateurs britannique, David Frost, et européen, Michel Barnier.

Cette rencontre au sommet est intervenue à trois semaines à peine de la rupture définitive entre Londres et l’Union européenne, après des mois de pourparlers sans progrès et face à la menace accrue d’un échec aux lourdes conséquences économiques pour les deux parties.

Le Royaume-Uni a formellement quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020, quatre ans après un référendum historique marquant la fin de 47 ans de mariage sans amour. Le pays reste toutefois régi par la réglementation européenne jusqu’à fin décembre, en attendant que les deux parties parviennent à un accord de libre-échange.

Faute de compromis, les échanges entre l’UE et le Royaume-Uni seraient régis par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), érigeant de nouvelles barrières commerciales et causant d’importants coûts pour les entreprises importatrices des deux côtés et des retards aux frontières.

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