Le président brésilien Jair Bolsonaro est en passe de quitter le parti Social Libéral (PSL) et de fonder une nouvelle formation politique, rapportent plusieurs médias locaux.

Selon la même source, le président Bolsonaro a signé mardi une demande de désaffiliation du PSL en prévision de son envoie plus tard à Luciano Bivar, dirigeant du parti avec lequel il a été porté à la présidence. L’intention de Bolsonaro est de créer un nouveau parti, l'”Alliance pour le Brésil”, qui sera officialisée jeudi prochain à Brasília.

L’annonce a été faite par les avocats de Bolsonaro, Karina Kufa et Admar Gozanga, qui ont rencontré ce dernier pendant plus d’une heure dans son bureau au palais présidentiel.

Pour que la nouvelle formation soit éligible à temps pour les prochaines élections locales de 2020, Bolsonaro devra mobiliser, en un temps record, un cadre national pour la collecte de signatures afin d’obtenir l’appui et la validation du Tribunal supérieur électoral (TSE).

Le président rencontrera également des difficultés pour attirer des politiciens mandatés dans le nouveau parti depuis le PSL – présidé par son rival juré Luciano Bivar – et pour financer les activités de la nouvelle alliance.

La loi électorale requiert actuellement environ 491.000 signatures de soutien collectées dans tout le pays pour la création d’un nouveau parti, ce qui correspond à 0,5% des suffrages exprimés au niveau national lors des élections législatives de 2018, soulignent les médias brésiliens, ajoutant qu’il est également nécessaire que dans au moins neuf États, le nombre de signatures corresponde à au moins 0,1% des suffrages exprimés.

Bolsonaro a l’intention de collecter les signatures par voie électronique pour accélérer le processus, mais cette pratique n’est pas encore acceptée par la TSE, qui exige la collecte physique des signatures sur des formulaires qui doivent ensuite être envoyés aux bureaux de vote à travers le pays.

S’il commence à recueillir des signatures aujourd’hui pour participer aux élections de 2020, la future “Alliance pour le Brésil” disposerait d’environ 140 jours avant avril prochain. C’est le délai maximum pour l’approbation prévu par la loi électorale, qui stipule que le parti doit être en activité six mois avant les élections.

L’avocat Admar Gonzaga a réitéré que “le manque d’engagement en matière de transparence” et “la gestion rationnelle de l’argent public” sont les raisons qui ont poussé Bolsonaro à quitter PSL”.

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