Le ministre argentin des Relations extérieures, Felipe Solá, a déclaré, mardi, que son pays maintenait la candidature de Gustavo Béliz à la présidence de la Banque interaméricaine de développement (BID), admettant que l’américain Mauricio Claver Carone aurait le soutien nécessaire pour l’emporter aux élections prévues samedi prochain.

“Nous gardons notre candidat”, a indiqué Solá dans des déclarations à une radio locale, ajoutant que “le candidat américain a apparemment non seulement le quorum, mais aussi les chiffres pour gagner. Il dit que 17 pays d’Amérique latine lui ont accordé leur voix”.

Outre Béliz, secrétaire aux Affaires stratégiques du président argentin Alberto Fernández, l’Américain d’origine cubaine, Claver-Carone, principal conseiller de Donald Trump pour l’Amérique latine est également en lice lors de ces élections.

L’ancienne présidente du Costa Rica Laura Chinchilla avait retiré sa candidature jeudi dernier.

Solá a affirmé que Béliz a le soutien de “certains pays” et a regretté que l’Europe n’y influe pas. “L’Europe voit sûrement la BID comme quelque chose d’un peu lointain, malgré qu’elle dispose de 10 ou 11% du capital de la BID.

Depuis la fondation de la BID, à la fin des années 50, un pacte tacite a prévalu parmi ses membres selon lequel, l’organisation siège à Washington et est dirigée par un latino-américain.

“La coutume dans la loi saxonne prend la forme d’une loi, elle se transforme au fil des ans en une loi non écrite. Et cette loi a été que le président (de la BID) doit être latino-américain”, a estimé Solá.

La candidature de Claver-Carone a créé certaines divergences dans la région, entre les pays qui rejettent l’élection d’un candidat non latino-américain et ceux qui restent indécis.

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