Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a dénoncé mardi sa suspension par le Comité international olympique (CIO) qui lui reproche la répression de sportifs d’opposition, en disant n’être coupable de rien.

“Il faut aller au tribunal. Que (Thomas) Bach (le président du CIO, ndlr) et sa bande disent de quoi je suis coupable pour avoir défendu mon pays”, a-t-il déclaré, cité par l’agence officielle Belta.

Le CIO a suspendu lundi Alexandre Loukachenko “de toutes les manifestations et activités du CIO, y compris les Jeux Olympiques”, en raison de la “discrimination politique” frappant les athlètes du pays.

L’instance olympique s’était inquiétée début octobre des multiples alertes de sportifs bélarusses se disant persécutés en raison de leurs opinions politiques.

Sa commission exécutive a conclu lundi que “la direction actuelle du comité national olympique” (CNO) du Bélarus, présidée par Alexandre Loukachenko, “n’a pas protégé de manière appropriée les athlètes”.

Son fils Viktor, vice-président de l’instance nationale, est également sanctionné.

“Je n’ai pas participé à ces évènements depuis 25 ans et je continuerai. Mais quoi, vous avez réuni tous les pays et pris cette décision? Et pourquoi vous touchez aux enfants? Il n’y a pas de justice dans le monde”, a ajouté M. Loukachenko, en référence à son enfant de 45 ans.

Contrairement à ses déclarations, M. Loukachenko a participé aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Nagano (1998), Pékin (2008) et Sotchi (2014).

Fin août, plus de 300 sportifs de haut niveau, dont plusieurs médaillés olympiques et membres d’équipes nationales, avaient dénoncé dans une lettre ouverte le trucage de l’élection présidentielle, scrutin suivi d’un mouvement de contestation sans précédent et toujours en cours.

M. Loukachenko assure avoir gagné avec 80% des voix.

Les signataires, réclamant également la fin des violences policières et la libération des prisonniers “politiques”, avaient promis qu’ils feraient preuve de solidarité si l’un d’entre eux devait faire face à des représailles, “allant jusqu’au refus éventuel de concourir pour l’équipe nationale”.

 

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