La future présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a souligné mercredi qu’il était temps de réviser le cadre monétaire de la BCE pour faire face aux défis ayant trait notamment aux prêts non bancaires, aux technologies financières, aux cryptomonnaies et au changement climatique.

Lors d’une audition devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, la Française a également relevé qu’elle veillerait lors de son mandat à faire du changement climatique un “sujet prioritaire” pour la BCE, compte tenu du fait qu’il pourrait poser des “risques macro-critiques”.

“Tous les acteurs économiques, y compris la BCE, devraient accorder la priorité au financement de la transition écologique, a-t-elle précisé.

Mme Lagarde a, par ailleurs, estimé qu’en dépit de certains aspects négatifs du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE “son bilan global reste positif”.

Ce programme auquel la BCE avait mis un terme fin 2018, repose sur une démarche consistant pour la banque centrale à créer de la monnaie dans le but d’acheter sur le marché des emprunts d’État ou privés détenus par des investisseurs. La BCE s’est, toutefois, laissée la possibilité de prolonger ce programme si la conjoncture se détériore.

L’ancienne cheffe du Fond monétaire international a, en outre, insisté que la Banque centrale européenne doit être plus accessible aux citoyens, afin de permettre “aux consommateurs et à des gens qui ne sont pas forcément des experts en politique monétaire de comprendre à quoi sert la BCE”.

Si le Parlement européen et le Conseil de l’UE approuvent la nomination de Mme Lagarde, elle succédera en décembre à l’Italien Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne.

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