L’Ethiopie a réitéré son attachement à une véritable négociation basée sur la bonne foi et la transparence tout en rejetant la réaction du porte-parole du ministère égyptien de l’eau qui a accusé Addis-Abeba de vouloir prendre Le Caire en «otage» dans les négociations sur le grand barrage La Renaissance.

«Malgré l’accusation du porte-parole (égyptien) (…), la vérité est que nous avons fait des progrès et si la négociation en cours doit échouer, c’est uniquement en raison de l’obstination de l’Egypte à maintenir un accord de l’époque coloniale sur l’attribution des eaux du Nil qui nie les droits de l’Ethiopie et de tous les pays en amont», a affirmé le ministère éthiopien de l’eau, de l’irrigation et de l’énergie.

Le ministère rappelle, dans un communiqué relayé par les médias locaux, que les négociations tripartites sur les lignes directrices et les règles pour le premier remplissage, ainsi que le fonctionnement annuel du barrage s’étaient poursuivies samedi pour la quatrième journée.

Lors de ce round via visioconférence sous la présidence du Soudan et en présence des observateurs, les trois pays ont négocié des questions techniques, le premier remplissage et le fonctionnement annuel, ajoute le ministère, notant que les trois pays sont parvenus à un accord sur plusieurs points.

Le 06 juin, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a réaffirmé que l’Ethiopie commencera le premier remplissage du Grand Barrage La Renaissance à partir de la saison des pluies qui débute en juillet.

Le grand barrage d’un réservoir de 74 milliards de m3, «sera rempli de 4,9 milliards de mètres cubes d’eau lors de cette saison des pluies» qui commence le mois prochain, a réitéré le Premier ministre qui répondait aux questions des députés.

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