Les créances en souffrance des banques ont enregistré un taux de progression de 7,1% en 2019 contre 3,7% une année auparavant, pour s’établir à 70 milliards de dirhams (MMDH), selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Ainsi, le taux de sinistralité s’est accru de 0,2 point à 7,5% durant l’année écoulée, précise BAM dans son rapport annuel sur la supervision bancaire au titre de l’exercice 2019, expliquant que cette évolution reflète une hausse des créances en souffrance sur les ménages plus soutenue que celles portées sur les entreprises non financières.

Par niveau de risque, les créances pré-douteuses ont augmenté de 4,6% à 4,3 MMDH, celles douteuses de 22,1% à 8,5 MMDH et celles compromises de 5,4% à 57,2 MMDH, fait savoir le rapport.

Par conséquent, la part des créances douteuses a progressé à 12%, au détriment des créances compromises qui ont baissé à 82%. La quote-part des créances pré-douteuses s’est, quant à elle, maintenue à 6% d’une année à l’autre.

Les provisions pour créances en souffrance ont enregistré une hausse de 7,3%, induisant un taux de provisionnement de 69% à fin 2019, fait observer BAM, ajoutant que ce taux ressort à 77% pour la catégorie des créances compromises, 50% pour les créances douteuses et 9% pour les créances pré-douteuses contre 76%, 50% et 12% respectivement.

Sur base consolidée, les créances en souffrance sur la clientèle des 11 groupes bancaires totalisent 101 MMDH, soit une hausse de 8,2% par rapport à fin 2018.

Par ailleurs, BAM indique que le rythme de progression de l’encours des créances en souffrance des banques et des sociétés de crédit à la consommation détenues sur les ménages s’est légèrement atténué à 10,4% à 29,6 MMDH en 2019, induisant un taux de risque en hausse de 0,4 point à 8,2% d’une année à l’autre. Cette évolution s’explique par une dégradation de ce taux de 0,4 point à 8,3% pour les ménages résidents et de 0,5 point à 7,8% pour les ménages non-résidents.

Concernant les créances en souffrance détenues sur les entreprises non financières, elles ont marqué une accélération de 5,4% au lieu de 0,2% en 2018 pour s’établir à 51,2 MMDH. Ces créances ont été couvertes par des provisions à hauteur de 74%, en hausse d’un point par rapport à 2018.

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