Pretoria persiste et signe. Son hostilité à l’égard du Maroc est devenue tellement aveuglante qu’elle rend les dirigeants sud-africains incapables de mesurer l’ampleur des changements radicaux intervenus dans la région du Maghreb, en particulier au niveau de la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

Au moment où le monde assiste à une consécration internationale de la légitimité des droits du Maroc sur ses provinces du Sud, notamment avec la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté pleine et entière du Royaume sur son Sahara et l’ouverture par de nombreux pays de consulats dans les villes de Laayoune et Dakhla, l’Afrique du Sud continue, sans se fatiguer, à manifester son hostilité hystérique à l’égard du Maroc.

Visiblement irritée par la décision américaine annoncée le 10 décembre par le Président Donald Trump, la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la coopération, Naledi Pandor, a convoqué un point de presse lundi au siège de son département à Pretoria, pour donner libre cours à son délire, se disant “surprise” par la décision.

S’érigeant en donneuse de leçons, la cheffe de la diplomatie sud-africaine a estimé que la décision américaine était “sans force ni effet”.

Elle semble ignorer que ladite décision a été gravée dans le marbre d’un décret présidentiel américain clair dans sa teneur, fort dans sa formulation et tranchant dans son expression.

La responsable du DIRCO semble aussi oublier que la décision émane d’une puissance mondiale également membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, qui se charge exclusivement de la question du Sahara marocain.

Elle ne paraît pas non plus au courant de l’énorme élan d’appréciation que la décision américaine a suscité partout dans le monde, y compris dans son propre pays où des analystes avertis ont estimé que les derniers développements de la cause nationale marocaine marquent un tournant décisif.

La réaction de Pretoria n’était pas surprenante. Les fins observateurs de la scène africaine sont au fait de l’obsession maladive des dirigeants du Congrès National Africain (ANC, au pouvoir en Afrique du Sud) par rapport au Maroc et à l’influence bienvenue que le Royaume ne cesse de développer en Afrique et ailleurs, à la faveur d’une diplomatie Royale fondée sur les principes immuables de solidarité.

Force est de constater que le Maroc et les affaires marocaines sont devenus une question récurrente dans la littérature et la rhétorique sud-africaine sous la houlette de l’aile radicale et gauchisante de l’ANC.

Récemment, l’Afrique du Sud a tenté d’exploiter un débat à la 4ème Commission des Nations Unies, à la veille de l’adoption de la résolution 2548, pour lancer une énième tentative désespérée de contrarier le Maroc. Son représentant à l’Onu a essayé d’introduire, unilatéralement et au nom de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC), une déclaration sur une soi-disant décolonisation en Afrique qui contenait un paragraphe portant préjudice à l’intégrité territoriale du Maroc.

La tentative s’est heurtée à l’opposition de la majorité des pays de la région. Un désaveu sanglant de Pretoria dans son propre fief austral.

La République Démocratique du Congo, les Comores, le Malawi, l’Eswatini et la Zambie ont fait bloc contre le dessein de Pretoria et le contenu à la fois chimérique et fallacieux de la déclaration que son représentant comptait introduire au débat au nom de la région méridionale de l’Afrique.

La tentative s’est soldée par un retrait humiliant de la mouture sud-africaine.

Il s’agit de revers et de camouflets successifs pour cette Afrique du Sud dont la crédibilité ne cesse de s’éroder en raison des politiques dépassées de l’ANC, désormais désavoué même par les Sud-Africains en raison de son attachement à un dogme idéologique révolu qui prend en otage l’avenir de toute la nation arc-en-ciel.

Au moment où Pretoria continue de s’empêtrer dans ses positions figées, le Maroc poursuit sereinement sa voie vers la consécration de ses droits, conforté en cela par sa démarche vertueuse dans sa conception, sage dans sa déclinaison et audacieuse dans sa mise en œuvre. Il s’agit d’une démarche dont la pertinence ne cesse de convaincre même dans les contrées les plus éloignées du continent africain.

Des pays d’Afrique australe, comme la Zambie et l’Eswatini, ayant pris la mesure de la pertinence de la position du Maroc et de l’apport inestimable du Royaume au renforcement de l’intégration en Afrique, ont ouvert des consulats dans les provinces du sud du Royaume.

Se joignant à de nombreux autres pays qui ont pris de telles décisions souveraines, les pays d’Afrique australe se positionnent du bon côté de l’histoire, celui de la justice, de la légitimité et du progrès.

Entretemps, l’Afrique du Sud, et plus particulièrement l’ANC, choisit la voie de l’isolement, en se retranchant dans des positions qui battent en brèche les aspirations de l’Afrique pour un avenir pacifique, stable et prospère.

C’est une position qui ne fait guère honneur à la mémoire de Nelson Mandela, le père fondateur de cette jeune nation africaine dont les idées pour une Afrique libre et unie, avaient trouvé sur le sol marocain le terrain fertile pour leur éclosion… il y a presque 60 ans. (MAP)

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