Un tribunal du Bangladesh a condamné jeudi 50 militants de l’opposition à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison, pour leur rôle dans une attaque menée contre un cortège de la Première ministre Sheikh Hasina il y a près de deux décennies, selon un procureur.

Mme Hasina était alors cheffe de l’opposition quand son véhicule, ceux de son équipe et de journalistes, ont été attaqués à coups de pierres, de bâtons et de machettes.

Parmi les individus inculpés, figure un ancien député, membre du Bangladesh Nationalist Party (BNP), formation politique au pouvoir au moment des faits en 2002.

“Trois hommes, dont l’ex-député, ont été condamnés à dix ans de prison et les autres à des peines de quatre ans et demi”, a déclaré à l’AFP le procureur Shaheen Mrdha, dans la circonscription de Stakhira (Sud).

Douze autres personnes incriminées dans l’affaire sont en fuite. Selon le procureur, il s’agit d’une des multiples tentatives d’assassinat dont a été victime Mme Hasina. Elle s’en était sortie sans une égratignure contrairement à plusieurs de ses partisans de la Ligue Awami et journalistes qui ont été blessés.

Le BNP, aujourd’hui dans l’opposition, n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat. Sa dirigeante, Khaleda Zia, ennemie jurée de Hasina, purge une peine de 17 ans de prison pour corruption, prononcée en 2018.

Mme Zia était, elle, Première ministre au moment de l’attentat de 2002.

Le BNP a accusé le gouvernement de détenir des dizaines de milliers de ses militants en utilisant des accusations forgées de toutes pièces depuis douze ans que Mme Hasina est au pouvoir.

Tarique Rahman, le fils de Mme Zia qui vit à Londres, a été condamné en 2018 à la prison à vie pour son rôle dans un attentat à la grenade perpétré en 2004 contre un rassemblement de la Première ministre actuelle. Dix-neuf personnes ont été condamnées à mort dans cette affaire.

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