Il ne se passe pas un jour en Irak sans une attaque contre des soldats, des diplomates ou des sous-traitants des Américains ou des invectives contre le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi de la part de combattants pro-Iran, qui l’accusent de “servir” les Etats-Unis.

A chaque fois, les paramilitaires et les politiciens disent s’appuyer sur le vote du Parlement — en janvier 2020 et jamais mis en oeuvre — réclamant l’expulsion des 2.500 soldats américains venus prêter main forte dans la guerre contre les groupes terroristes.

Le “dialogue stratégique” entamé mercredi avec la nouvelle administration américaine de Joe Biden est donc un nouvel exercice d’équilibriste pour M. Kazimi,

M. Kazimi, censé uniquement mener le pays à des élections anticipées dont le calendrier est toujours flou, doit composer avec un camp chiite pro-Iran fort et les minorités kurde et sunnite qui, elles, voient la présence américaine comme une protection.

Pour les responsables occidentaux et irakiens, M. Kazimi attend des Américains un calendrier de retrait.

Un responsable irakien assure que le général iranien Ismaïl Qaani était ces jours-ci à Bagdad pour réclamer aux politiciens qu’ils imposent à Washington une date de retrait.

Avec un calendrier, M. Kazimi pourrait maintenir le soutien militaire international contre le groupe Etat islamique (EI) tout en donnant des gages aux pro-Iran, mais dans un délai qui pourrait durer plusieurs années, selon eux.

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