Le président irakien, Barham Salih, a condamné l’attaque menée par des hommes armés non identifiés contre des manifestants pacifiques à Bagdad, faisant 25 morts, dont 4 policiers.

Lors d’un entretien avec l’Envoyée spéciale des Nations Unies pour l’Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert, le président Irakien a souligné que “le crime horrible qui a touché les manifestants vendredi dernier (…) a visé la sécurité et la stabilité du pays en général”, rapporte un communiqué du bureau des médias de la présidence.

M.Salih a également souligné la nécessité de renforcer les mesures de sécurité, d’arrêter les auteurs du crime et de les soumettre à un jugement équitable et de faire en sorte que cet acte barbare ne se reproduise plus, poursuit le communiqué.

Près de 25 personnes ont été tuées et 120 autres blessées, vendredi soir, lorsque des hommes armés à bord de voitures tout terrain avaient envahi la place Khallani, au centre de la capitale, où s’étaient rassemblés des protestataires contre le gouvernement et les partis politiques, avant d’ouvrir le feu de manière indiscriminée.

La fusillade s’est poursuivie pendant plus d’une heure avant l’intervention des forces de l’ordre, ce qui a amené les manifestants à accuser celles-ci de collusion avec les assaillants.

La majorité des victimes ont été touchées par des balles réelles, alors que d’autres portaient des blessures à l’arme blanche, avaient annoncé des sources médicales.

D’après les chiffres du haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme en Irak, quelque 460 personnes ont perdu la vie, dont une majorité de manifestants, depuis l’éclatement du mouvement de protestation anti-gouvernementale en octobre dernier.

Bouton retour en haut de la page
Fermer