L’expérience marocaine en matière d’organisation des examens du baccalauréat, dans cette conjoncture marquée par les répercussions de la Covid-19, est “éminente”, a affirmé le directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Aderdour.

L’expérience de l’année écoulée a fasciné de nombreux pays du monde, a souligné M. Aderdour qui était mercredi l’invité de la Radio d’information marocaine (RIM RADIO), notant que plusieurs systèmes éducatifs, y compris ceux des pays développés, ont dû reporter ces examens ou les remplacer par les contrôles continus.

Il était nécessaire de prendre un ensemble de mesures d’organisation, comme ce fut le cas l’année dernière, afin d’éviter la propagation de la pandémie, a-t-il indiqué, expliquant que parmi ces mesures figurait la répartition des candidats sur plusieurs pôles, à savoir le pôle scientifique, technique et professionnel dont les examens sont prévus du 8 au 10 juin et les examens du pôle littéraire et d’enseignement originel (11-12 juin).

Des salles de sport couvertes, qui garantissent une distanciation physique entre les candidats, ont été aménagées, a-t-il ajouté, mettant en avant le rôle des autorités sanitaires et divers département gouvernementaux qui ont mis ces salles à la disposition du ministère de l’Éducation.

Le Directeur a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de limiter à 10 le nombre d’élèves dans chaque classe, à l’instar de l’année précédente.

Il a, dans ce cadre, salué les efforts déployés par les autorités publiques et sanitaires ainsi que les familles pour atteindre “ce niveau de contrôle et d’organisation”.

Concernant la garde et la correction des examens dans la région de Rabat, M. Aderdour a relevé la mobilisation d’environ 25.000 cadres pour assurer l’organisation de cette énorme opération qui requiert une grande coopération et une bonne gestion.

S’agissant de la situation des élèves à besoins spécifiques, “au cours de cette année, le ministère a pris une série de mesures afin d’assurer l’égalité des chances”, a-t-il précisé, faisant savoir que le nombre de candidats qui font partie de cette catégorie dépasse 500.

À cet égard, les familles, qui demandent que leurs fils et filles bénéficient de ces mesures, présentent leurs dossiers à la Commission médicale conjointe, qui détermine le type de handicap et les conditions d’adaptation selon chaque cas, a-t-ajouté.

Quant aux élèves pensionnaires des établissements pénitentiaires, le responsable a noté une coordination étroite avec les responsables du ministère de la Justice pour établir les listes des candidats, afin de leur permettre de passer ces épreuves dans de bonnes conditions.

S’agissant de l’orientation, la mise en œuvre de la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique a permis de privilégier les orientations scolaire et universitaire, a-t-il rappelé.

Le Maroc présente une offre universitaire diversifiée qui comprend des établissements à accès limité, ainsi que des établissements à accès ouvert, qui sont devenus présents au niveau de tout le Royaume, a-t-il enchaîné.

Il existe un ensemble de mesures qui accompagnent l’orientation des élèves où se conjuguent les efforts des familles, de l’enseignement supérieur, des inspecteurs et conseillers qui suivent les étudiants dans leurs futurs choix, a fait savoir le responsable.

Dans la même veine, M. Aderdour évoque les procédures qui accompagnent la mise en œuvre du système du Bachelor dans les universités à accès ouvert, soulignant que le certificat du baccalauréat marocain jouit d’une grande crédibilité au niveau international.

Bouton retour en haut de la page
Fermer