L’Azerbaïdjan a accusé mercredi l’Arménie d’avoir tué 19 civils dans une attaque de missiles sur la région de Barda, une ville proche du front au Nagorny Karabakh, Erevan démentant immédiatement ces affirmations.

Hikmet Hajiyev, conseiller du président azerbaïdjanais Ilham Aliev, a affirmé que les forces arméniennes avaient tiré des roquettes Smertch sur Barda. Cette attaque a tué 19 civils et fait 60 blessés, selon le procureur général d’Azerbaïdjan, qui avait dans un premier temps évoqué un bilan de 14 morts.

Le ministère arménien de la Défense a immédiatement démenti ces accusations. “Le communiqué du ministère azerbaïdjanais de la Défense disant que les forces armées arméniennes auraient frappé la ville de Barda avec des Smertch est faux et infondé”, a indiqué sur Facebook une de ses porte-paroles, Chouchan Stepanian.

Mardi, Bakou avait déjà accusé l’Arménie d’être responsable de la mort de quatre civils, dont un bébé, dans des tirs sur la région de Barda. Erevan avait là aussi rejeté ces déclarations.

Ces attaques interviennent deux jours après l’échec d’une nouvelle trêve annoncée dimanche soir entre l’armée azerbaïdjanaise et les forces de la république autoproclamée du Nagorny Karabakh, soutenue par l’Arménie. Chaque camp a accusé l’autre d’être responsable de l’échec de ces cessez-le-feu.

Le Nagorny Karabakh est une région à majorité arménienne ayant fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS. Une guerre terminée en 1994 a fait plus de 30.000 morts, se concluant par la perte de contrôle de la région par l’Azerbaïdjan.

Les combats ont repris fin septembre, avec une intensité jamais vue depuis 1994, les forces azerbaïdjanaises conquérant des territoires qui leur échappaient depuis près de 30 ans.

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