Le mois de décembre de cette année, marquée par les effets de la pandémie de Coronavirus (Covid-19), a un goût différent pour les concessionnaires automobiles, qui espèrent rattraper le temps perdu et tenir les objectifs fixés en début d’année sur les volumes de ventes.

D’habitude, décembre est le meilleur moment d’acheter une nouvelle voiture eu égard aux promotions qui se multiplient et les belles remises offertes sur les modèles neufs. Serait-il le cas cette année ?

Au moins, c’est ce que veulent les concessionnaires automobiles, surtout que les ventes de voitures neuves se sont situées à 111.882 unités au terme des onze premiers mois de cette année, en baisse de 22,3% par rapport à fin novembre 2019, selon l’Association des importateurs de véhicules automobiles au Maroc (AIVAM).

Dans le détail, la marque Dacia, malgré une diminution des ventes de 19,64%, continue à dominer le marché avec une part de 31,73%, soit 31.050 immatriculations, suivie de Renault (11.686 unités écoulées et une part de 11,94%) et de Hyundai (7.423 unités et 7,59%).

Même en mois de novembre, marqué par le Black Friday, les ventes de voitures neuves se sont chiffrées à 12.717 immatriculations, en régression de 4,45% par rapport au même mois de l’année 2019.

“Après la baisse des ventes à fin novembre, nous espérons réaliser un bon mois de décembre”, a fait savoir Amine Cherkaoui, directeur général délégué de l’AIVAM, dans une déclaration à la MAP.

Après une période de vaches maigres suite aux effets de la crise de Coronavirus, les concessionnaires automobiles tablent sur une hausse des ventes durant le mois de décembre, marqué par des remises et promotions importantes, a relevé M. Cherkaoui.

Pour sa part, Hamza, commercial chez un concessionnaire automobile, a noté que la fin d’année constitue la dernière chance avant d’effectuer l’inventaire et tenir les objectifs fixés en début d’année sur les volumes de ventes.

“Entre casse des prix, offres de financement et l’arrivée de nouveaux modèles. Toutes les cartes sont sur table pour se rattraper et réaliser un bon chiffre d’affaires”, a indiqué ce jeune commercial.

Selon lui, les concessionnaires ciblent surtout les clients dont les salaires n’ont pas été impactés par la crise ou des sociétés qui ont besoin de véhicules pour poursuivre leur activité.

Concernant le risque de rupture des stocks dont souffraient les concessionnaires à cause de la fermeture des usines au niveau international, le décalage temporel entre la commande et la livraison et la prudence des concessionnaires en termes d’approvisionnement, Hamza a affirmé que le problème des stocks persiste toujours mais avec moins d’intensité.

“On commence à recevoir les commandes dont les livraisons étaient prévues plus tôt”, a-t-il noté, expliquant que ce problème se pose surtout sur certains modèles importés de l’étranger.

Approché par la MAP, Khalid, un client potentiel, a affirmé qu’il attendait le mois de décembre pour décider du véhicule qu’il veut acheter.

“J’attendais de voir les promotions de fin d’année, les nouveaux modèles qui font leur rentrée sur le marché. Surtout que durant les derniers mois, le marché a été marqué par un problème de stock”, a-t-il indiqué.

Multiplication d’offres, lancement de nouveaux produits intéressants, arrivée de nouveaux modèles : les concessionnaires ne ménagent aucun effort pour attirer les clients.

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