Les députés de la commission des libertés civiles au Parlement européen ont plaidé mardi pour davantage de solidarité entre les États membres de l’UE en matière d’enregistrement et d’accueil des demandeurs d’asile.

Dans un projet de résolution visant à évaluer le fonctionnement de la législation qui détermine quel Etat membre doit traiter une demande d’asile, la commission des libertés civiles note que le règlement de Dublin III de 2013 consacré au règlement juridique du droit d’asile “impose une responsabilité disproportionnée à une minorité d’États membres, notamment en cas d’arrivées massives’’.

Les députés européens appellent ainsi à la mise en place d’un mécanisme fondé sur la solidarité afin de garantir le droit fondamental à l’asile dans l’UE et le partage équitable des responsabilités entre États membres.

“L’application inadéquate de la hiérarchie des critères, notamment l’usage excessif du critère de premier pays d’entrée, et l’exécution inefficace des transferts augmentent la pression sur certains pays, à savoir la Grèce, l’Italie, Malte, Chypre et l’Espagne”, soulignent les eurodéputés qui exigent des règles plus équitables.

Ils insistent, de même, sur le fait que des accords ad hoc sur la relocalisation ne peuvent remplacer un régime d’asile européen commun, harmonisé et durable, et exigent davantage de ressources et de capacités pour les États membres en première ligne tant que le règlement de Dublin n’est pas réformé.

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