Les États membres de l’Union européenne (UE) ont mis au point, avec le soutien de la Commission européenne, une approche commune au niveau de l’UE en vue de l’utilisation d’applications mobiles de traçage des contacts et d’alerte, afin de permettre la levée progressive des mesures de confinement, a indiqué jeudi la Commission dans un communiqué.

“À condition de pleinement respecter les règles de l’UE et d’être bien coordonnées, les applications de traçage des contacts peuvent jouer un rôle essentiel à chacune des étapes de la gestion de la crise du coronavirus, en particulier lorsque le moment sera venu de lever progressivement les mesures de distanciation sociale. Elles peuvent permettre de compléter l’actuel traçage manuel des contacts et aider à rompre la chaîne de transmission du virus”, précise le communiqué.

Cette approche européenne concerne la première édition d'”une boîte à outils” commune de l’UE, élaborée d’urgence afin de fournir aux États membres un guide pratique pour la mise en œuvre d’applications de traçage de contacts et d’alerte, ajoute l’exécutif européen, notant que cette boîte à outils définit également les exigences essentielles applicables à ces applications de traçage.

Selon la Commission, ces applications doivent être pleinement conformes aux règles de l’UE en matière de protection des données et de la vie privée et être mises en œuvre en étroite coordination avec les autorités de santé publique et approuvées par celles-ci.

Elles doivent également être installées sur une base “volontaire” et devront être démantelées dès qu’elles ne seront plus nécessaires, ajoute la même source, insistant que lesdites applications doivent, de même, viser à exploiter les solutions technologiques les plus récentes de protection de la vie privée tout en s’appuyant sur des données anonymisées: elles peuvent ainsi avertir l’utilisateur s’il s’est trouvé pendant une certaine durée à proximité d’une personne infectée, afin qu’il se fasse dépister ou qu’il s’isole, mais sans lui révéler l’identité de la personne infectée.

Saluant l’adoption de l’approche européenne en matière d’applications de traçage, Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, a affirmé que l’utilisation d’applications de traçage des contacts pour limiter la propagation du coronavirus peut être utile, en particulier dans le cadre des stratégies de sortie des États membres, insistant toutefois, que “pour que ces applications puissent être adoptées et donc pour qu’elles puissent être utiles, il faut absolument des garanties solides en ce qui concerne le respect de la vie privée”.

“Nous devons innover et utiliser au mieux la technologie pour lutter contre la pandémie, mais nous ne transigerons pas sur nos valeurs et nos exigences en matière de protection de la vie privée”, a-t-il souligné.

D’après l’exécutif européen, la possibilité d’un traçage plus facile, plus rapide et plus efficace que les systèmes classiques reposant sur des entretiens avec les patients infectés viendra compléter le traçage manuel, qui continuera d’être utilisé pour les citoyens “peut-être plus vulnérables face à l’infection mais moins susceptibles de posséder un smartphone, tels que les personnes âgées ou handicapées”.

Une approche commune d’autres fonctionnalités, en particulier sur l’information et le suivi des symptômes, pourrait être élaborée dans les versions ultérieures de cette boîte à outils, ajoute la Commission.

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