Les participants à la 3-ème Conférence des Etats parties à la convention arabe de lutte contre la corruption, qui s’est clôturée mercredi à Rabat, ont souligné la nécessité du renforcement de l’indépendance des instances de prévention et de lutte contre la corruption, afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle au niveau du mouvement institutionnel en la matière.

Selon le président de l’Instance nationale de la probité et de la prévention et de la lutte contre la corruption, Mohamed Bachir Rachidi, les recommandations de cette conférence de deux jours mettent l’accent sur le besoin de renforcer la commission des experts gouvernementaux et des institutions indépendantes de lutte contre la corruption pour qu’elles puissent apporter plus de valeur ajoutée et préparer de manière plus approfondie les sujets sur lesquels la conférence se penchera lors de la prochaine session.

Dans une déclaration à la MAP, M. Rachidi a affirmé que cette conférence va, en conséquence, avoir une régularité plus forte et une fréquence de réunion plus importante, avec possibilité de créer des groupes de travail thématique.

Le responsable a, par ailleurs, indiqué que la prochaine conférence se tiendra dans deux ans en Arabie-Saoudite, soulignant à cet égard, que le Maroc a été réélu pour un mandat de deux ans supplémentaires à la présidence de la Conférence des Etats parties à la convention arabe de lutte contre la corruption.

“Il s’agit d’une occasion importante pour apporter une valeur ajoutée au monde arabe en matière de lutte contre la corruption, comme étant un levier pour un développement soutenu et durable”, a-t-il poursuivi.

La 3-ème Conférence des Etats parties à la convention arabe de lutte contre la corruption s’est tenue les 7 et 8 janvier à Rabat, en partenariat avec la Ligue des Etats arabes et l’Instance nationale de la probité et de la prévention et de la lutte contre la corruption.

Les travaux de cette conférence de deux jours, tenue sur le thème “Les stratégies nationales de lutte contre la corruption, une approche participative, intégrée et fusionnée, qui garantit l’efficacité et la bonne influence”, portaient sur la coordination et l’intégration institutionnelle, les prérequis dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies nationales anti-corruption, et les mécanismes disponibles pour évaluer et mesurer l’impact des stratégies sur les citoyens.

Plus de 120 personnes ont pris part à cette conférence, dont des représentants de pays arabes, des responsables gouvernementaux, judiciaires et institutionnels et des acteurs du secteur privé et de la société civile, outre des experts représentant les organisations internationales et régionales.

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