Les participants à un séminaire national sur “Les perspectives de développement de la formation professionnelle privée : Vers un repositionnement du secteur”, dont les travaux ont pris fin mardi, à Marrakech, ont appelé à la mise en place d’une agence nationale indépendante chargée de l’accréditation, la régulation et le financement du système de la formation professionnelle privée.

Dans des recommandations ayant sanctionné leurs travaux, les participants ont aussi appelé à la révision de l’arsenal juridique régissant la formation professionnelle privée en parfaite concordance avec la loi-cadre 51-17 relative au système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Tout en reconnaissant le rôle de la formation professionnelle privée comme levier de croissance, d’employabilité, d’inclusion sociale et d’enrichissement du capital immatériel et humain, ils ont mis l’accent sur l’importance d’accompagner les acteurs du secteur privé dans la modernisation de l’offre de formation et sa mise à niveau, à travers notamment un soutien dans l’implantation des programmes de formation selon l’approche par compétences, dans une perspective d’harmonisation de ces programmes au sein du dispositif national (public et privé).

Les participants, dont des représentants des pouvoirs publics, des opérateurs publics de formation professionnelle, des partenaires nationaux, des fédérations des chambres et organisations professionnelles ainsi que des représentants des associations des établissements de la formation professionnelle privée, qui sont des partenaires stratégiques de l’Etat en la matière, ont insisté sur le besoin urgent d’enrichir les cursus de formation en modules de soft skills et d’apprentissage des langues étrangères ainsi qu’en programmes de développement de la culture entrepreneuriale, mettant l’accent sur l’intérêt crucial de mettre en place une plateforme de contractualisation et de partenariat entre l’Etat et le secteur privé pour une meilleure visibilité et une exploitation optimisée de l’infrastructure qu’offre le secteur privé au profit des jeunes en quête d’une formation professionnelle soutenue par l’Etat.

Ils ont aussi appelé à la mise en place d’une instance nationale chargée de l’évaluation de la formation professionnelle, la formalisation des cours du soir dans les établissements de formation professionnelle privée et à la prise en charge de l’AMO (Assurance maladie obligatoire) des stagiaires à l’instar de ceux des établissements de la formation professionnelle publique.

Et de recommander de favoriser le réseautage des établissements de formation privée et mettre en place un système d’information intégré et global de la formation professionnelle privée et le faire converger avec le système d’éducation et de formation nationale.

Les participants ont aussi appelé à mettre en place des comités sectoriels chargés de la validation des offres de formation professionnelle, encourager le parrainage des centres relevant de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) par le secteur privé, élaborer une carte intégrée et unifiée du secteur public et privé à l’échelle national, sectoriel et territorial permettant d’orienter les investisseurs privés dans le domaine de la formation professionnelle.

Ils ont aussi recommandé de mettre en place un système d’information orientant les investisseurs privés sur les potentialités du marché de travail exprimées par les professionnels à partir de mécanismes prospectifs des métiers et des compétences et à procéder à l’actualisation des programmes de formation au regard de l’évolution du marché de travail.

Selon les participants, les recommandations émanant de ce séminaire auront un impact positif sur l’avenir du secteur de la formation professionnelle privée et son repositionnement au sein de l’ensemble du dispositif national de la formation.

Le secteur de la formation professionnelle privée disposera ainsi d’une feuille de route spécifique pour son développement qui sera appuyée par la mise en application de la loi-cadre 51-17 et qui lui permettra de relever le challenge de former des ressources humaines aptes à contribuer au développement socio-économique du pays et capables de faire face aux multiples mutations auxquelles il est confronté.

Les deux piliers fondamentaux dans la mise en œuvre de cette feuille de route seront d’une part l’échange et la concertation, et d’autre part l’implication de toutes les parties prenantes, en particulier les représentants des établissements de formation professionnelle privée.

Ce séminaire a permis de démontrer encore une fois l’implication et la mobilisation de tous les partenaires pour l’aboutissement du projet de réforme du secteur et la mise en œuvre effective de ces recommandations.

Initié par le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Département de la formation professionnelle), ce Séminaire de deux jours vient en réponse aux Hautes Orientations Royales contenues dans les différents discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui accorde une importance capitale au développement de la formation professionnelle pour la valorisation du capital humain ainsi que pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre de la nouvelle impulsion donnée par SM le Roi Mohammed VI, avec la mise en place de la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle que le Souverain a validée en avril 2019.

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