La Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc) a réduit, mercredi, ses perspectives de croissance économique en Amérique latine et dans les Caraïbes pour 2019 à 0,5%, contre 1,3% annoncée en avril dernier, en raison de mauvaises performances en matière d’investissement et d’exportations, de la baisse des dépenses publiques et d’une économie mondiale à bout de souffle.

Dans son étude économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes 2019, présentée mercredi à Santiago du Chili, la CEPALC a préconisé un ralentissement général qui affectera 21 des 33 pays de la région et une croissance mondiale de 2,6% pour 2019, soit quatre dixièmes de moins que celle enregistrée en 2018, conséquence d’un scénario international économique défavorable pour la région.

Selon ce rapport, le produit intérieur brut (PIB) de l’Amérique du Sud devrait croître de 0,2% cette année alors qu’une croissance de 2,1% est attendue dans les Caraïbes.

Selon les prévisions de la CEPALC, le Pérou atteindra 3,2%, la Colombie 3,1%, le Chili 2,8% et le Brésil 0,8%.

Plusieurs pays enregistreront, selon la CEPALC, des performances négatives notamment l’Argentine, qui subira un recul de 1,8% et le Venezuela (-23%).

Au premier trimestre de l’année, l’activité économique en Amérique latine s’est contractée de 0,1% par rapport à la même période en 2018.

Les économies de l’Amérique du Sud ont enregistré une baisse moyenne de 0,7% au premier trimestre de 2019, ce qui contraste avec la croissance de 1,5% enregistrée au premier trimestre de 2018.

Au niveau national, au cours du premier trimestre de 2019, la Bolivie a été parmi les économies à la croissance la plus rapide de la région (environ 4%), suivie de la Colombie (2,8%).

Plusieurs économies se sont contractées au premier trimestre (Argentine, Paraguay, Uruguay et Venezuela), le Brésil a ralenti (0,46%) et les autres économies ont crû entre 0,6% et 2,6%, a fait savoir la CEPALC.

Lundi, le Fonds monétaire international (FMI) avait mis en avant la forte croissance du Pérou, du Chili et de la Colombie, supérieure à 3% par an en 2019 et 2020, malgré le climat d’incertitude grandissant quant au ralentissement régional.

Selon le FMI, le Pérou sera l’un des moteurs de la région en 2019 et 2020, avec une croissance estimée à 3,7% cette année et à 4,1% l’an prochain, avec une légère révision à la baisse par rapport à l’expansion prévue pour cette année (deux dixièmes de moins) et une légère augmentation (un dixième de plus) au cours de la prochaine année par rapport à avril.

Pour sa part, la Colombie devrait également enregistrer une croissance de 3,4% cette année, soit un dixième de moins que prévu il y a trois mois. et 3,7% en 2020, un dixième de plus.

De son côté, le Chili affichera une croissance de 3,2% cette année et de 3,4% l’année prochaine, soit deux fois moins et deux de plus respectivement par rapport à ce qui avait été calculé en avril, relève le FMI.

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