Le Parti des Travailleurs (PT), l’une des principales formations de l’opposition en Algérie, a mis en garde contre les conséquences des nouvelles orientations économiques du gouvernement algérien sur la stabilité du pays.

Dans un communiqué de son bureau politique, le Parti des Travailleurs a fustigé le gouvernement dont les décisions politiques et économiques prises ces derniers temps sont considérées comme “porteuses de risques pour la stabilité du pays.

Il a fait observer que le gouvernement ne semble pas mesurer la gravité de ses décisions et les risques qu’elles font peser sur la stabilité du pays”.

Après avoir dénoncé la poursuite d’une vague de répression tous azimuts des libertés et d’arrestations pour délit d’opinion, il s’est demandé : comment expliquer le fait qu’il ait osé faire ce que nul autre gouvernement n’a osé faire avant lui depuis l’indépendance, y compris lorsque le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale imposaient leurs potions mortelles.

Dans ce sens, il cite la suppression dans la Loi de Finances à travers l’article 187 les transferts sociaux, c’est-à-dire le soutien de l’Etat aux produits alimentaires de première nécessité et les subventions aux prix du gaz, de l’électricité, de l’eau, des transports, du soutien aux secteurs de la santé, de l’éducation nationale, du logement.

Cela va accélérer l’effondrement social en cours et détruire ce qui reste comme liens positifs entre les citoyens et l’Etat, s’indigne le PT avant de s’interroger encore : “Le gouvernement ignore-t-il que plus de 80% de la population sont désormais pauvres avec la flambée meurtrière continue et incontrôlée des prix détruisant violemment le pouvoir d’achat de l’immense majorité et entraînant la disparition des couches moyennes ? Qui pense-t-il aussi leurrer lorsqu’il affirme que l’Etat n’a pas décidé d’abandonner son rôle social, que son objectif est de rationaliser le soutien ?”

“De toutes les lois de finances élaborées et mises en œuvre par les différents gouvernements depuis l’indépendance, celle qui vient d’être approuvée par le Parlement est de loin la loi la plus régressive et la plus dangereuse pour le pays”, a-t-il dénoncé.

Le parti a estimé qu’à travers la suppression des transferts sociaux et des subventions socio-économiques, c’est-à-dire l’abandon par l’Etat de son rôle social, cette Loi de Finances remet en cause les fondements sociaux de l’Etat algérien et elle programme le démantèlement du secteur public.

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