Les participants à un webinaire, organisé mercredi sur le thème “Maroc Brésil: l’agro-industrie connecte les continents”, ont mis en avant l'”énorme” potentiel de coopération et de complémentarité dans les domaines agricole et agro-alimentaire, devenus un pilier du partenariat entre le Maroc et le Brésil.

Intervenant lors de ce séminaire, initié par la Chambre de commerce arabo-brésilienne, l’ambassadeur du Maroc au Brésil, Nabil Adghoghi a indiqué que de janvier à juillet 2020, le Maroc a exporté 600 millions USD de produits vers le Brésil, soit une hausse de 20%.

Et d’ajouter que “le Brésil a lui aussi intensifié ses exportations vers le Maroc (320 millions USD, en hausse de 35%), ce dernier dégageant un excédent commercial de 280 millions de dollars avec le pays sud-américain, un des principaux clients du Royaume, juste après la France et l’Espagne”.

Ces chiffres, a-t-il estimé, reflètent l’importance stratégique du marché brésilien pour les exportations marocaines, d’où l’importance de renforcer le cadre juridique bilatéral, d’impliquer de nouveaux acteurs et de promouvoir davantage les contacts B to B entre les opérateurs des deux pays, notamment dans le cadre du Salon international de l’Agriculture de Meknès (SIAM) et de l’AGRISHOW de Sao Paulo.

Par ailleurs, M. Adghoghi a souligné, chiffres à l’appui, la haute performance accomplie par le Maroc dans le domaine agricole, toutes filiales confondues, à la faveur des retombées significatives du Plan Maroc Vert.

Lesquelles réalisations, a poursuivi le diplomate marocain, sont promises à davantage de consolidation dans le cadre de la nouvelle stratégie “Génération verte 2020-2030” lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en février dernier et qui vise, entre autres, à valoriser 1 million d’hectares de terres collectives et à porter les exportations à 60 milliards de dirhams et le PIB agricole à près de 250 milliards de dirhams.

La nouvelle stratégie prévoit également l’optimisation de la gestion des ressources en eau, avec la poursuite des programmes de micro-irrigation, a-t-il fait observer, rappelant le lancement des travaux de construction de l’usine de dessalement d’eau de mer d’Agadir pour un investissement de 450 millions de dollars.

Au niveau du partenariat bilatéral, l’ambassadeur du Maroc à Brasília est revenu sur le potentiel prometteur de coopération entre le Royaume et le pays sud-américain en termes de digitalisation, afin d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits agricoles, ainsi qu’au niveau de la recherche scientifique agricole et des équipements agricoles.

De son côté, l’ambassadeur du Brésil au Maroc, Julio Glinternick Bitelli a mis en avant la dynamique des échanges commerciaux entre le Maroc et le Brésil, constitués notamment des produits des phosphates, de sucre, du café et des produits de pêche, soulignant les opportunités qui s’offrent aux deux parties en matière de diversification et d’intensification du commerce entre les deux pays.

Rappelant que le Maroc a ouvert plusieurs secteurs de son marché pour les produits brésiliens, l’ambassadeur brésilien a fait savoir que sept produits font actuellement l’objet de certification sanitaire auprès de l’ONSSA, relevant en particulier les opportunités offertes en matière des équipements et de machines agricoles.

Le diplomate brésilien a, par ailleurs, évoqué l’élan que pourrait donner un accord Maroc-Mercosur pour la coopération économique, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.

Animé par le président de la Chambre arabo-brésilienne, Rubens Hannun, le webinaire, qui a débattu notamment des marchés stratégiques, de l’échange de savoir-faire et de la diversification des flux commerciaux, a été marqué par la participation notamment du président d’OCP-Brésil, Olavio Takenaka, de l’attaché agricole du Brésil au Maroc, Nilson César Guimarães, du chercheur à la Société brésilienne de recherche agricole (Embrapa), Alexandre Morais do Amaral et de la directrice générale du marché extérieur de l’Association brésilienne de l’industrie des machines et équipements (ABIMAQ), Patrícia Gomes.

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