La rencontre tenue mercredi avec les agences urbaines “est placée sous l’angle de l’écoute des territoires à un moment de transition et de réformes structurelles”, a indiqué la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nouzha Bouchareb.

Lors d’une séance de travail à Rabat avec l’ensemble des directeurs des agences urbaines, la ministre a mis en évidence le contexte actuel du Royaume marqué par le chantier de la régionalisation avancée, le processus de déconcentration et le nouveau modèle de développement.

“C’est l’occasion d’ouvrir le débat sur le repositionnement des agences urbaines, à travers l’évolution de leurs rôles et du périmètre de leurs missions, en vue d’accompagner les méga-tendances, enjeux et défis des territoires”, a t-elle affirmé, mettant l’accent sur l’importance de la transparence dans l’accompagnement de l’investissement et sur la célérité dans le traitement des dossiers.

Selon Mme Bouchareb, la promotion de la création de la richesse à travers l’investissement et l’amélioration du climat des affaires est “un point primordial pour le développement du territoire qu’il faut obligatoirement renforcer”.

Relevant l’importance des zones rurales, la ministre a affirmé que “nous devons avoir une vision territoriale globale et limiter les disparités entre les zones urbaines et rurales”. En effet, selon elle, “il n’est plus question d’urbain, de péri-urbain ou de rural, mais il s’agit d’étudier le territoire dans son ensemble”.

Elle a ainsi plaidé pour une plus grande mobilisation des directeurs des agences urbaines en vue d’atteindre les objectifs tracés et d’œuvrer à consolider les bases d’une société équilibrée et solidaire aux niveaux social et territorial.

Pour sa part, la directrice de l’urbanisme au ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Badria Benjelloun, a rappelé la lumière sur la loi 12-90 relative à l’urbanisme qui, depuis sa promulgation en 1991, a permis l’ouverture de plus de 100.000 hectares à l’urbanisation, l’homologation de quelque 1.500 documents d’urbanisme et l’amélioration continue du référentiel en la matière.

Elle a en outre évoqué le rôle primordial des agences urbaines dans les programmes de réhabilitation de huit Médinas ayant fait l’objet de conventions, à savoir Fès, Meknès, Salé, Rabat, Casablanca, Marrakech et Essaouira.

Au cours de cette réunion, l’accent a été mis sur l’importance d’encourager l’investissement sur les plans social et territorial, en particulier l’action déployée dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra pour favoriser son développement territorial, social, économique et humain.

L’agence de Laâyoune a atteint un taux de couverture de 100% en milieu urbain et de 75 % en milieu rural, ce qui constitue un effort non négligeable.

Les agences urbaines sont des établissements publics dotés de personnalité morale et d’autonomie financière dont le ressort territorial correspond à une ou plusieurs préfectures ou provinces. Soumises à la tutelle de l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme, sous réserve des attributions dévolues au ministre de l’Economie, des finances et de la réforme de l’Administration, les agences urbaines ont vu le jour à partir de l’année 1984 (Casablanca) et ont commencé à se généraliser en 1993 dans le but de répondre aux besoins de l’évolution de l’espace urbain.

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