Le plan de réforme agraire proposé par le président sud-africain Cyril Ramaphosa pour corriger les injustices faites aux noirs, ne cesse de susciter les inquiétudes notamment des professionnels du secteur agricole du pays arc-en-ciel.

Ainsi, la fédération sud-africaine de l’industrie agricole (AgriSA), s’est prononcée, lundi, sur les conclusions d’un panel consultatif mis en place l’année dernière, par Ramaphosa dans la perspective de la mise en œuvre de son plan de réforme.

La fédération s’est dite particulièrement préoccupée par l’appel à la révision de la Constitution sud-africaine pour permettre la mise en œuvre de la réforme.

L’AgriSA a souligné qu’elle ne soutiendra aucune politique ou législation qui pourrait violer les droits de la propriété ou tout autre droit fondamental consacré par la Constitution.

La mise en œuvre des recommandations du panel met en péril la sécurité alimentaire de tous les Sud-Africains, a martelé la fédération, qui regroupe plus de 70.000 fermiers.

A rappeler que le panel présidentiel recommande une révision de la Constitution pour permettre l’expropriation sans compensation des terres dans des circonstances exceptionnelles.

Cela concerne des terres abandonnées, des terres détenues à des fins purement spéculatifs, des terres déjà occupées et utilisées par les locataires, des terres appartenant à l’Etat ainsi que des immeubles dont les propriétaires sont absents.

Ramaphosa avait installé ce panel peu après son arrivée au pouvoir en février 2018, et a fait de la réforme agraire une priorité.

Pour la mise en œuvre de son plan, Ramaphosa s’appuie sur des chiffres. Plus de deux décennies après la fin du régime de l’apartheid, la minorité blanche qui ne représente que 8% de la population du pays (environ 58 millions) possède 72% des fermes.

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