Le parlement sud-africain tiendra, mardi, une session urgente pour débattre des violences xénophobes qui secouent le pays, faisant plusieurs morts.
Outre la xénophobie, les députés sud-africains examineront la criminalité et les violences faites aux femmes dans le pays.
Les violences xénophobes ont repris dimanche à Johannesburg, faisant un mort et cinq blessés. En début de semaine, plusieurs régions sud-africaines, notamment les villes de Pretoria et Johannesburg, ont été le théâtre de violences meurtrières, accompagnées d’actes de pillage et de vandalisme de domiciles et de commerces de ressortissants africains.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait savoir que ces violences ont fait «au moins 10 morts, dont deux ressortissants étrangers».
La police de Gauteng avait, quant à elle, indiqué que 15 morts ont été tuées sans donner de précisions sur la nationalité des victimes.
Des manifestations ont été organisées durant la semaine, en marge du Forum Economique Mondial sur l’Afrique, qui s’est tenu dans la ville du Cap, pour dénoncer les violences contre les femmes.
Selon les récentes études internationales, le taux de meurtre de femmes en Afrique du Sud est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale. Les chiffres sont accablants. Des études nationales indiquent que toutes les trois heures, une femme est assassinée dans le pays. Au seul mois d’août dernier, 30 femmes ont été tuées.

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