La dette publique sud-africaine pourrait atteindre 95% du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays en cas d’échec de mettre en œuvre un plan de croissance crédible, a indiqué l’institut de la finance internationale (IFF) dans un rapport.

“La viabilité de la dette sud-africaine est de plus en plus remise en cause”, a dit cette association des grandes banques et institutions financières mondiales créée en 1983.

Les conclusions du rapport rejoignent la mise en garde lancée cette semaine par la banque centrale sud-africaine (SARB), qui a indiqué que la dette publique du pays a atteint 60% du PIB cette année contre 30% avant la crise financière internationale de 2008.

Toute amélioration de la situation du pays passe par la mise en œuvre d’un plan de croissance crédible et une restructuration de la compagnie nationale d’électricité (ESKOM), en proie à une grave crise financière avec une dette de plus de 30 milliards de dollars, a dit l’IFF.

Selon la SARB, l’Afrique du Sud devra enregistrer une croissance économique de l’ordre de 0,6% en 2019 contre 0,8% en 2018.

L’IFF a souligné, dans son rapport, que les partenaires internationaux de l’Afrique du Sud, dont les agences de notation, suivront de près les annonces qui seront faites dans le budget de mi-mandat, qui sera présenté le 30 octobre par le ministre des Finances, Tito Mboweni.

Ce dernier devra dévoiler les détails d’un plan de restructuration d’ESKOM, déjà annoncé par le président Cyril Ramaphosa.

Le Plan se heurte à l’opposition des syndicats et de certaines factions au sein du Congrès National Africain (ANC, au pouvoir).

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