Le Congrès national africain (ANC), qui gouverne l’Afrique du Sud depuis 1994, a reconnu, mardi, l’impact négatif des divisions qui le déchirent sur l’économie et la société.
«Les divisions au sein de l’ANC ont un impact sur chaque secteur de la société et nous sommes conscients de cette situation», a dit Jessie Duarte, Secrétaire-général adjoint du parti.
La formation de l’icône Nelson Mandela est plombée par de graves divisions qui s’étaient accentuées durant le mandat de l’ancien président Jacob Zuma, évincé du pouvoir en février 2018 en raison de son implication présumée dans de nombreux scandales politico-financiers.
Ces divisions persistent sous Cyril Ramaphosa, qui a conduit le parti à la victoire lors des dernières élections générales, tenues au mois de mai dernier.
Selon les observateurs, l’aggravation de ces divisions représente un obstacle majeur pour la mise en œuvre du programme de réformes promis par Ramaphosa, en particulier pour relancer une économie qui n’arrive plus à se libérer d’un ralentissement périlleux.
Les indices économiques et sociaux sont au rouge, avec une contraction de 3,2 pc du Produit intérieur Brut au premier trimestre de 2019.
Le chômage affecte désormais 29 pc de la population, selon les derniers chiffres de l’agence gouvernementale des statistiques. Le président Ramaphosa avait reconnu que le chômage grimpe à plus de 50 pc parmi les jeunes, en particulier ceux issus de la majorité noire.

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