Johannesburg, 22/05/2019 (MAP)- Cyril Ramaphosa a été réélu, mercredi, président de la République d’Afrique du Sud pour un mandat de cinq ans.
Cette réélection demeure une pure formalité suite à la victoire du Congrès national africain (ANC) lors des élections législatives qui se sont déroulées dans le pays le 8 mai.
L’ANC, au pouvoir depuis 1994, a remporté le scrutin avec 57,5 pc des suffrages, soit le plus faible score jamais réalisé par la formation de l’icône Nelson Mandela depuis les premières élections multiraciales qui ont eu lieu dans le pays arc-en-ciel en 1994, peu après la fin de l’apartheid. Ce score offre à l’ANC 230 sur les 400 sièges de la chambre basse du parlement.
La cérémonie d’investiture officielle du chef d’Etat sud-africain aura lieu samedi dans la ville du Cap, qui abrite le siège du parlement.
De nombreux dossiers attendent Ramaphosa (66 ans), notamment la redynamisation d’une économie qui n’arrive plus à retrouver sa vitesse de croisière.
En 2018, l’économie a réalisé une croissance de l’ordre de 0,8 pc au moment où les prévisions pour 2019 n’écartent pas une éventuelle récession en raison d’une crise de l’électricité qui sape la confiance des investisseurs.
Cette croissance molle ne sert point les intérêts d’un pays où le chômage a grimpé à 27,6 pc de la population active au début de 2019. Des estimations indépendantes estiment que le chômage touche plus de 50 pc des jeunes dans les zones défavorisées où vit la majorité noire.
Outre l’économie, Ramaphosa sera appelé à poursuivre la lutte contre la corruption, un phénomène qui ronge les appareils de l’Etat, portant une grave atteinte à l’image du pays, notamment auprès des investisseurs et des partenaires étrangers.
Les affaires de corruption, dans lesquelles de nombreux membres de l’ANC sont impliqués, divisent l’ANC et risquent de freiner l’élan de réforme que Ramaphosa veut accélérer durant son mandat. (MAP)

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