Les États-Unis et les talibans “ont négocié une proposition” pour une réduction de la violence pendant sept jours, a annoncé jeudi le secrétaire à la Défense Mark Esper, ajoutant qu’il pensait que le délai était “suffisant” pour juger si le groupe était sérieux au sujet des pourparlers de paix.

Le chef du Pentagone a tenu ces déclarations après deux jours de réunions avec les alliés de l’OTAN à Bruxelles, où les dirigeants examinent la proposition de trêve.

“Nous pensons que sept jours pour le moment sont suffisants, mais en tout état de cause, notre approche de ce processus sera fondée sur des conditions … il s’agira donc d’un processus d’évaluation continu au fur et à mesure – si nous continuons”, a déclaré M. Esper à la presse.

Le secrétaire à la Défense n’a pas précisé si les États-Unis allaient continuer de mener des opérations de lutte contre le terrorisme pendant cette période de sept jours, mais il a déclaré qu’il espérait avoir plus de détails bientôt.

“La meilleure, sinon la seule solution à l’avenir, est un accord politique. Nous avons une base pour cela sur la table”, a-t-il relevé. “La paix mérite une chance, mais elle exigera que toutes les parties respectent leurs obligations si nous allons de l’avant”.

Les pourparlers entre les Américains et les talibans portent sur le retrait des troupes américaines d’Afghanistan en échange notamment de garanties sécuritaires des insurgés, d’une réduction des violences et de l’ouverture d’un dialogue intra-afghan.

La signature d’un accord entre les deux camps, imminente début septembre, avait été annulée à la dernière minute par le président américain Donald Trump, après un énième attentat qui avait tué notamment un soldat américain. Les discussions ont depuis repris au Qatar, mais elles semblaient buter sur l’exigence américaine d’une réduction significative de la violence de la part des talibans.

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