Le “regain de violence” constaté en Afghanistan juste après la signature d’un accord historique entre les Etats-Unis et les talibans est “inacceptable”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

“La violence doit être réduite immédiatement pour que le processus de paix puisse aller de l’avant”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Washington, quatre jours après la signature de l’accord de Doha.

Après une semaine de “réduction de la violence” globalement respectée, qui avait été imposée par Washington comme préalable à l’accord de samedi, les talibans ont repris leurs attaques contre les forces afghanes. Cette détérioration de la situation fait peser des craintes sur les négociations de paix directes et inédites censées commencer le 10 mars entre les insurgés et le gouvernement afghan.

Mike Pompeo a assuré que les Etats-Unis savaient à l’avance “que le chemin serait semé embûches”.

Autre obstacle au dialogue interafghan: dans l’accord entre Américains et talibans, il est prévu au préalable un échange de prisonniers pouvant concerner jusqu’à 5.000 rebelles détenus par Kaboul et jusqu’à 1.000 détenus du camp adverse aux mains des insurgés.

Mais le président afghan Ashraf Ghani a rejeté dès dimanche toute libération de prisonniers avant même de s’asseoir à la table des négociations avec les talibans.

“Ce sont des documents âprement négociés: toutes les parties savent qu’il est temps de procéder aux échanges de prisonniers”, a répondu le secrétaire d’Etat américain, précisant que son émissaire pour l’Afghanistan Zalmay Khalilzad était jeudi à Kaboul pour tenter de surmonter ces obstacles.

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