Le conflit en Afghanistan continue d’avoir un impact dévastateur sur les civils, causant des morts et des blessés à un rythme « inacceptable » malgré les discussions visant à mettre fin à des décennies de guerre, selon le dernier rapport de la Mission de l’ONU en Afghanistan (MANUA).
Malgré une baisse de 27% du nombre de victimes au premier semestre 2019 par rapport aux six premiers mois de 2018, 1.366 civils ont été tués et 2.446 blessés, a fait savoir la MANUA dans ce rapport semestriel.
Si la Mission onusienne reconnaît que les parties ont annoncé des mesures pour réduire le nombre de victimes civiles, elle juge ces efforts « insuffisants ». « Les Nations Unies se félicitent de la réduction du nombre de victimes civiles entre le 1er janvier et le 30 juin 2019, mais continuent de considérer le niveau des dommages causés aux civils comme choquant et inacceptable », souligne la MANUA.
Davantage de civils ont été tués par les forces pro-gouvernementales que par les groupes insurgés (717 morts contre 531), en grande partie du fait des frappes aériennes afghanes et américaines, selon la même source.
La Mission onusienne a ainsi attribué 1.397 victimes civiles (717 morts et 680 blessés) aux forces pro-gouvernementales, soit 31% de pertes civiles supplémentaires au premier semestre 2019 par rapport à la même période en 2018. Les forces pro-gouvernementales ont causé 37% de toutes les pertes civiles au cours de la première moitié de 2019, dont 18% par les forces de sécurité nationales afghanes, 12% par les forces militaires internationales, 2% par des groupes armés pro-gouvernementaux et le reste par des forces de police indéterminées ou multiples.

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