Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme, a condamné le recours par la police et l’armée sud-africaines à la force excessive pour faire respecter les règles de confinement mises en œuvre dans le pays depuis le 27 mars dernier dans le cadre des efforts visant à freiner la propagation de la pandémie du Coronavirus.

   L’Afrique du Sud a créé « une culture toxique de confinement », a dit Georgette Gagnon, Directrice des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme.

   Citée par les médias sud-africains, la responsable a épinglé la mise en œuvre « agressive » des mesures de confinement dans le pays.

   Selon la responsable, le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme a reçu plusieurs rapports sur l’usage disproportionné de la force par les officiers de police en particulier dans les zones pauvres et les établissements informels.

   Des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes, des pistolets à eau et des fouets ont été utilisés pour mettre en œuvre les mesures de distanciation sociale notamment dans les magasins, a dit Mme Gagnon.

   Selon l’ONU, plus de 17.000 personnes ont été arrêtées en Afrique du Sud pour avoir violé les règles de confinement.

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