Des juristes sud-africains ont remis en question, mercredi, la constitutionnalité du Conseil de commandement national mis en place par le président Cyril Ramaphosa pour coordonner l’action contre la pandémie du Coronavirus.

   Dans une lettre de neuf pages, envoyée au président Ramaphosa, les juristes ont demandé des clarifications au sujet des pouvoirs accordés au conseil.

   Ils ont exprimé des préoccupations concernant les risques entourant l’action de cette structure qui émet des avis consultatifs au sujet de la lutte contre la pandémie.

   Les juristes ont déploré le manque de transparence de la part du gouvernement, relevant que le conseil, qui comprend 19 membres du gouvernement, semble centraliser des pouvoirs contrairement aux dispositions de la loi sud-africaine relative à la gestion des catastrophes.

   Cette situation risque de compromettre le rôle de contrôle de l’institution législative du pays et ouvrir la voie à des abus de pouvoir, ont indiqué les juristes.

   Ils ont, d’autre part, remis en question les informations publiées par les membres du gouvernement au sujet de la pandémie du Coronavirus, estimant que ces informations paraissent parfois contradictoires.

   Ces inquiétudes avaient été exprimées auparavant par l’Alliance démocratique (DA), principale formation d’opposition. Le parti avait appelé le président du parlement sud-africain, Thandi Modise, à mettre en place une commission pour superviser l’action du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. L’appel a été rejeté par Modise.

   Des chiffres officiels rendus publics mardi ont montré que la pandémie a touché 4.996 Sud-Africains.

   Le nombre de décès a grimpé à 93 avec 3 nouveaux morts depuis lundi.

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