Le Premier ministre britannique Boris Johnson est “optimiste” quant à la possibilité de conclure un accord commercial avec l’Union européenne, mais reste prêt à une sortie sans accord le 31 janvier prochain en cas d’échec des négociations, a indiqué, mercredi, Downing Street.

M. Johnson “est optimiste mais il a aussi toujours dit être confiant (…) en le fait que cela irait bien pour nous sans accord”, a déclaré à la presse sa porte-parole, Allegra Stratton.

Les prochaines heures de discussions entre l’UE et le Royaume-Uni sur leur relation commerciale post-Brexit seront décisives. En fonction des négociations, qui se tiennent depuis le week-end dans la capitale britannique, le négociateur européen, Michel Barnier pourrait faire un nouveau bilan avec les Etats membres vendredi matin.

Les points de blocage, qui restent les mêmes depuis le début des négociations, concernent notamment l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Alors que Londres maintient sa position intransigeante vis-à-vis de la Souveraineté du Royaume-Uni et sa volonté de quitter l’UE en début de 2021 comme prévu, le gouvernement britannique a versé de l’huile dans le feu en assurant que le Brexit avait permis au Royaume-Uni d’être le premier pays occidental à autoriser un vaccin contre Covid-19, une affirmation qui lui a attiré des critiques de nationalisme pharmaceutique.

“Alors que jusqu’à plutôt cette année nous étions dans l’Agence européenne du médicament, grâce au Brexit nous avons pu prendre une décision (…) fondée sur le régulateur britannique (…) et non au rythme des Européens, qui avancent un peu plus lentement”, a affirmé le ministre de la Santé, Matt Hancock, après l’approbation des autorités britanniques du vaccin développé par le groupe américain, Pfizer et son partenaire allemand, BioNTech.

“Nous faisons tous les mêmes contrôles de sécurité et suivons les mêmes procédures, mais nous avons pu accélérer la manière dont ils sont faits grâce au Brexit” a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier, mais il continue d’appliquer les règles européennes jusqu’au 31 décembre, une période de transition permettant aux deux partenaires de négocier un accord sur leur future relation commerciale.

Les négociateurs doivent conclure un accord suffisamment tôt avant la fin de l’année pour permettre sa ratification par le Royaume-Uni, mais aussi par le Parlement européen qui se réunit pour la dernière fois de l’année la semaine du 14 décembre.

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