Le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la sécurité Josep Borrell, a réaffirmé jeudi l’attachement de l’UE à préserver l’accord international sur le nucléaire iranien, “plus important que jamais” dans le contexte de l’escalade des tensions au Moyen-Orient et dans le Golfe.

Lors d’une rencontre avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif à New Delhi, M. Borrell a souligné « l’intérêt continu de l’Union européenne à préserver l’accord, qui est maintenant plus important que jamais, à la lumière des escalades dangereuses au Moyen-Orient et dans la région du Golfe », selon un communiqué de l’UE publié à l’issue de la rencontre.

Les deux parties ont discuté des derniers développements autour du Plan d’action global commun (JCPOA) – accord sur le nucléaire iranien, précise le communiqué qui fait état d’un « dialogue franc » entre les deux partenaires.

MM. Borrell et Zarif ont convenu de « rester en contact étroit et de poursuivre leur engagement au cours des prochaines semaines », ajoute la même source.

Leur rencontre, la première depuis la prise de fonction de M. Borrell en tant chef de diplomatie de l’UE intervient en marge de leur participation à New Delhi au Raisina Dialogue 2020, une conférence multilatérale engagée à aborder les problèmes les plus difficiles auxquels la communauté mondiale est confrontée.

La rencontre fait suite à une série de contacts entre les deux parties depuis le début de la crise actuelle, le 3 janvier.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Européens d’avoir sacrifié “les restes” de l’accord sur le nucléaire iranien à leurs intérêts économiques à la suite d’un possible chantage du président américain Donald Trump.

Les trois États européens parties à l’accord de Vienne, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avaient annoncé leur décision de saisir la Commission conjointe dans le cadre du mécanisme de règlement des différends, après la décision de l’Iran de s’affranchir de certains de ses engagements au titre du Plan d’action global commun (JCPoA).

Ce pacte, conclu en 2015 entre l’Iran et le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), risque de voler en éclats depuis que M. Trump l’a dénoncé unilatéralement en 2018 avant de rétablir des sanctions économiques punitives contre Téhéran, que Washington ne cesse de durcir depuis lors.

En réponse au retrait américain, Téhéran s’est affranchi depuis mai de bon nombre de points clés de ce pacte limitant ses activités nucléaires.

 

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