La France veillera à protéger ses intérêts “stratégiques” et “de sécurité nationale”, a assuré, mardi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui a annoncé que son pays n’empêchera pas le groupe chinois Huawei d’investir pour le développement de son réseau mobile de cinquième génération (5G).

Contrairement au Royaume-Uni, qui a récemment annoncé l’exclusion du géant chinois de son réseau 5G, il n’y aura pas d’interdiction globale sur le territoire français, a affirmé le ministre.

«Nous n’interdisons pas à Huawei d’investir sur la 5G », a déclaré Bruno Le Maire, sur Franceinfo, écartant toute « discrimination à l’encontre de quelque opérateur que ce soit ».

Pour autant, la France veillera à protéger ses intérêts « stratégiques » et « de sécurité nationale », a-t-il assuré. « Nous protégeons les sites qui sont sensibles », a dit le ministre.

L’Etat français a décidé d’imposer de lourdes restrictions à l’équipementier chinois pour déployer la 5G en France.

Ainsi le déploiement de certains équipements est désormais soumis à un régime d’autorisation préalable, fondé sur « des motifs de défense et sécurité nationale », selon l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi) qui a fait savoir récemment qu’elle limiterait à huit ans maximum les licences d’exploitation de la 5G. Une décision lourde de conséquences pour Huawei et les opérateurs français qui avaient choisi cet équipementier pour déployer la fibre sur leur réseau.

Récemment, Pékin a appelé Paris à garantir un environnement « équitable et non discriminatoire » à ses entreprises.

A l’heure actuelle, seuls trois équipementiers télécoms, les européens Nokia et Ericsson et le chinois Huawei, sont capables de fournir les équipements pour les futurs réseaux 5G, le futur système de télécommunications mobile.

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