De Moscou à Washington, la course effrénée des grandes puissances pour trouver un vaccin contre le coronavirus s’accélère sur fond d’inquiétudes grandissantes concernant une seconde vague de la pandémie dans de nombreux pays.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi avoir développé le “premier” vaccin contre le Covid-19 et son intention de le produire dès septembre alors même que les essais ne sont pas terminés.

Cette annonce a été accueillie avec prudence par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a rappelé que la “pré-qualification” et l’homologation d’un vaccin passaient par des procédures “rigoureuses”.

Dans la soirée, le président américain Donald Trump a de son côté annoncé un contrat de 1,5 milliard de dollars pour la livraison de 100 millions de doses du vaccin expérimental de la biotech américaine Moderna, le sixième contrat de ce genre depuis mai.

Huit mois après l’apparition du virus en Chine, aucun vaccin expérimental n’a à ce stade prouvé son efficacité contre le coronavirus dans des essais cliniques aboutis, mais au moins 5,7 milliards de doses ont déjà été pré-achetées dans le monde.

La mise au point d’un vaccin s’avère plus cruciale que jamais à l’heure où l’épidémie, après avoir montré des signes d’essoufflement, semble repartir de plus belle dans de nombreux pays dans le monde.

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