La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Alliance transnationale pour la lutte contre le commerce illicite (TRACIT) organisent les 3 et 4 février prochain au Palais des Nations à Genève, le premier Forum sur le commerce illicite, une véritable gangrène qui ronge l’économie mondiale et lui fait perdre plus de 2.000 milliards de dollars par an.

“L’économie mondiale perd plus de 2.000 milliards de dollars par an en raison de la contrebande, de la contrefaçon, du trafic d’êtres humains et d’espèces sauvages et d’autres formes de commerce illicite qui freinent les progrès du programme de développement mondial”, indique un communiqué de la CNUCED.

Le prochain forum “est conçu pour encourager un dialogue ouvert entre les représentants des États membres, les experts et les organisations non gouvernementales, dans le but de partager l’expertise, de promouvoir la coopération internationale en matière d’application de la loi, de coordonner les ressources et de veiller à ce que les pays soient adéquatement équipés pour atténuer le commerce illicite”, précise la même source.

«Le commerce illicite met en danger tous les aspects du développement et les 17 objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Cela crée une triple menace pour le financement du développement en ce sens que ce genre d’activité supprime l’activité économique légitime, prive les gouvernements de revenus pour investir dans les services publics vitaux et augmente les coûts de réalisation des ODD en érodant les progrès déjà réalisés », a déclaré le secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

Le directeur général de TRACIT, Jeffrey Hardy, a affirmé de son côté, que «compte tenu de l’ampleur et des effets néfastes du commerce illicite, une réponse mondiale coordonnée et soutenue de la part des gouvernements et des entreprises est urgente».

La réponse internationale au commerce illicite nécessite une approche commune qui tient compte de la nature interconnectée du problème, des points communs et des points de convergence entre ses diverses manifestations, fait observer la CNUCED.

“Tous les pays ressentent les effets malveillants du commerce illicite, soulignent la nécessité d’élargir les partenariats et la coopération entre les gouvernements pour lutter contre cette entrave au développement durable mondial”, a déclaré Pamela Coke-Hamilton, directrice du commerce international de la CNUCED.

“Le commerce illicite draine l’équivalent de près de 3% de l’économie mondiale. S’il s’agissait d’un pays, son économie serait plus grande que celle du Brésil, de l’Italie et du Canada – et aussi grande que le Mexique et l’Indonésie réunis”, selon le communiqué de la CNUCED.

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